La finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal (0-1) restera gravée dans l’histoire du football africain. Rien n’a manqué à ce sommet : public en feu, nervosité extrême, héros inattendus… et un scénario à couper le souffle dans les derniers instants.
Soirée incandescente à Rabat. Dès la 90e minute, la tension était à son comble. Les deux bancs agités à chaque action, les cris du public, l’arbitre sous pression. Puis survient le moment fatidique : un penalty contesté accordé aux Lions de l’Atlas. Les Sénégalais, furieux, quittent collectivement la pelouse et désertent les vestiaires, gelant la finale dans une atmosphère de chaos. Impossible d’imaginer alors ce qui s’ensuivra.
Après de longues minutes de confusion, le jeu reprend péniblement. Mais la rupture est là, impossible à réparer. Les Sénégalais tiennent le score et s’offrent une victoire historique (1-0 après prolongation) sur le sol marocain, plongeant le stade dans la stupeur et déclenchant le soulagement explosif du camp des Lions. Difficile de séparer la liesse du malaise, tant la tension a marqué les derniers instants. Dans ce climat infernal, la tension entre les bancs n’est pas passée inaperçue ces derniers jours, comme en témoigne les tensions et inquiétudes de Pape Thiaw avant la finale Maroc-Sénégal.
Les sélectionneurs proches d’en venir aux mains
Le coup de sifflet final ne signe pas le retour au calme. Au contraire, il enflamme de nouveau la pelouse. Walid Regraguiet Pape Thiaw s’avancent l’un vers l’autre, la poignée de main est brève, raide, presque électrique. Aussitôt, la tension monte d’un cran. Quelques mots suffisent, les gestes s’enveniment. Les deux hommes n’ont besoin de personne pour faire grimper la température.
L’entourage immédiat des sélectionneurs sent le danger : la scène manque de basculer dans la bagarre sous les yeux de toute l’Afrique. Il faudra l’intervention musclée des membres des deux staffs pour séparer Thiaw et Regragui, à deux doigts de l’affrontement physique. Cette image marquera à coup sûr la compétition, tant l’émotion était palpable, la pression extrême.
Une finale marquée par la polémique
Ce duel a tout emporté sur son passage. La polémique autour du penalty sifflé en fin de match nourrit déjà de nombreux débats. Le Sénégal, mené par un sélectionneur survolté et des joueurs au bord de la rupture, réussit néanmoins à faire bloc et à décrocher un second trophée continental dans cet environnement hostile, malgré les remous.
La victoire des Lions sur le sol marocain, obtenue dans une ambiance aussi tendue, a propulsé Pape Thiaw en figure centrale de la soirée. Sa gestion du groupe, sa capacité à transcender la tempête ou son passé de meneur dans des circonstances similaires, comme évoqué dans le parcours de Pape Thiaw avant de devenir sélectionneur du Sénégal, prennent désormais tout leur sens.
La fin de match n’a laissé personne indemne. L’annulation immédiate de la conférence de presse de Thiaw, les supporters chauffés à bloc, et cette bagarre évitée de justesse témoignent d’une rencontre hors norme. L’épisode confirme que l’émotion et la dramaturgie n’ont jamais déserté la CAN, bien au contraire.
Le dénouement de cette rencontre explosive pourrait laisser des traces pour la suite de la compétition. Les regards sont désormais tournés vers les réactions officielles à venir et les éventuelles suites disciplinaires, à commencer par le sentiment d’injustice vécu par Pape Thiaw et son équipe à Rabat.
















