Sur l’antenne de RMC ce jeudi soir, Jérôme Rothen mais aussi et surtout Christophe Dugarry ont donné leur avis sur Roberto De Zerbi… qui s’est fait complètement dézinguer.
La claque prise par l’OM face à Bruges et l’élimination en Ligue des champions cette saison a relancé un débat qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans les médias français : le rôle de Roberto De Zerbi dans les performances de l’équipe marseillaise. Dans son émission Rothen s’enflamme sur RMC Sport, Jérôme Rothen n’a pas ménagé les critiques, pointant notamment une gestion d’effectif qui, selon lui, explique en partie l’irrégularité du club provençal.
« La responsabilité est aussi pour ceux qui ont changé ce groupe »
Interrogé sur l’échec marseillais après l’élimination en C1, Rothen a été clair et sans détour :
« La responsabilité est aussi pour ceux qui ont décidé de changer ce groupe et nous expliquer que c’était génial de changer 13 joueurs fin août. (…) T’as un entraîneur, un cador qui se prend pour Guardiola, Mourinho, pas de souci. »
Cette sortie vise directement l’effectif remanié par l’OM avant la saison, ainsi que les dirigeants Pablo Longoria et Medhi Benatia qui ont accompagné ces nombreux mouvements.
30 compositions en 30 matchs : un tournant pour Dugarry
Au cœur de la charge, Christophe Dugarry a également repris une statistique devenue centrale dans les critiques envers De Zerbi : celle des « 30 compositions différentes en 30 matchs », toutes compétitions confondues, alignées par l’entraîneur marseillais cette saison. Une donnée confirmée par les statistiques : le technicien italien n’a jamais répété exactement le même onze de départ depuis le début de la campagne, témoignant d’une instabilité permanente dans les choix de l’équipe.
Sur ce point, Dugarry s’est montré particulièrement incisif :
« 30 matches, 30 compos différentes… Mais à notre époque, dans le vestiaire, on se serait dit ‘c’est quoi ce guignol ?!’ »
Cette image tranchante illustre la frustration croissante autour de l’absence de continuité dans le onze, au moment où beaucoup estiment que la cohésion d’un groupe se construit justement par la répétition et la stabilité. Mais Dugarry ne s’est pas arrêté là, et est même allé plus loin :
« Si être coach c’est gagner une fois de temps en temps avec neuf adjoints et 400-500 000 €/mois, prenez-moi ! De Zerbi est largement surcoté ! Il dit tout et son contraire d’un match à l’autre, il est aux fraises ! ».
Les critiques de fond : instabilité ou laboratoire tactique ?
La statistique des 30 compositions n’est pas une simple anecdote : elle incarne une vision plus large du projet de De Zerbi à Marseille. Si certains voient dans cette rotation permanente une façon d’adapter l’équipe à chaque adversaire, d’autres y voient surtout un manque d’identité et de repères solides, notamment dans les grands rendez-vous européens.
Cette forme de « laboratoire tactique » soulève une question centrale : l’expérimentation permanente empêche-t-elle l’OM de s’installer dans une vraie dynamique cohérente ?
Un débat au cœur de l’actualité marseillaise
Ces critiques ne sont pas isolées à Rothen et Dugarry. D’autres voix dans les médias spécialisés ont également souligné l’instabilité de l’équipe, ses rotations incessantes et la difficulté pour les joueurs à trouver leurs automatismes tant recherchés à ce niveau de compétition.
Pour l’instant, le débat se poursuit au sein des supporters, des journalistes et des consultants. Tandis que certains défendent le style de jeu et l’adaptabilité tactique prônés par De Zerbi, d’autres estiment que cette approche a montré ses limites, notamment dans les moments clés. En attendant, il reste à voir si De Zerbi sera sur le banc olympien samedi face au Paris FC…
🗣️ Duga' après l'élimination de l'OM en C1 : "30 matches, 30 compos différentes… Mais à notre époque, dans le vestiaire, on se serait dit 'c'est quoi ce guignol ?!'" #RMCLive pic.twitter.com/2YiSOOnftT
— Rothen s'enflamme (@Rothensenflamme) January 29, 2026





















