À LA UNE DU 11 MAI 2026

OM : après le fiasco, Benatia détruit ses joueurs et épargne De Zerbi

Le directeur du football de l'OM, Medhi Benatia, avant le coup d'envoi du match à Bruges.

Le directeur sportif de l’OM, Medhi Benatia, n’a pas mâché ses mots à l’encontre de ses joueurs après l’élimination de la Champions League hier soir. En revanche, il a épargné son entraîneur, Roberto De Zerbi.

L’OM a connu l’une de ces soirées pourries de Champions League qui ternissent son image depuis vingt ans. Rien n’a été, dès le coup d’envoi du match à Bruges (0-3) jusqu’au coup de tête victorieux de Trubin au bout des arrêts de jeu de Benfica-Real Madrid (4-2). Au final, l’élimination de la C1 est aussi dure à avaler que la déroute en Belgique. Roberto De Zerbi a demandé pardon aux supporters, Medhi Benatia aussi. Mais le directeur du football a surtout fracassé ses joueurs comme rarement. Devant les médias, il a regretté que certains parlent beaucoup dans les médias et ne montrent rien sur le terrain…

« Rarement, j’ai eu ce sentiment de honte comme ça »

« Une soirée de merde. Quand tu es dans un club comme celui-ci, tu peux perdre des matches, comme tu as perdu à Madrid, comme tu as perdu à Lisbonne. Mais tu ne peux pas perdre comme ce soir. On est sur un problème d’occurrence. En Championnat, on a parfois un manque de motivation, contre des équipes qui sembleraient inférieures. On a vu que, quand on n’était pas à 100 %, on passait souvent à la trappe. Même si on a des bons joueurs, des grands joueurs, le football, il faut le respecter. La vérité, c’est que, en tant que directeur du football, la chose qu’il faut faire, c’est demander pardon. Demander pardon aux supporters, aux gens qui font des sacrifices pour ce club. J’espère que les joueurs sont conscients que c’est une faute professionnelle. J’ai perdu beaucoup de matches dans ma carrière, mais, rarement, j’ai eu ce sentiment de honte comme ça. Prendre six buts en deux matches… »

« Souvent, quand il se passe ce genre de défaite dégoûtante, horrible, les gens ont tendance à ramener la faute un peu sur le coach. Comme on fait dans le football, c’est plus facile de changer un coach que 20 joueurs. Moi, j’assiste aux causeries. J’adore écouter comment on prépare. Je pense que, toute la semaine, on a su que c’est une équipe qui part fort, qui est capable de marquer 3-4 buts dans le premier quart d’heure, qui peut aussi conserver. Mais s’il y a un joueur dans la surface et qu’on est quatre à le regarder, et qu’il y en a pas un qui marque, c’est la faute du coach. »

« Pour parler, on est bon ; par contre, quand il faut les avoir sur le terrain… »

« À un moment donné, il faut prendre des responsabilités. Moi, je les prends, encore une fois, en tant que directeur du football. Mais j’espère vraiment qu’il y a quelques joueurs qui vont se faire un examen de conscience. Parce que, pour parler, on est bon ; par contre, quand il faut les avoir sur le terrain… Quand t’es en train de jouer une finale comme ça, importante pour l’histoire du club, pour la continuité, et que tu ne fais rien du tout et que t’as des joueurs qui ne se sont même pas rendu compte de l’événement, qui sont en train de marcher… »

Les Marseillais passés à côté du match à Bruges sont tellement nombreux qu’il est difficile de savoir qui est visé par Medhi Benatia. Mais Facundo Medina, qui était en conférence de presse mardi et a donc « parlé », n’a vraiment pas montré son meilleur visage. Tout comme Pierre-Emile Hojbjerg, dépassé au milieu et qui est l’un des leaders qui s’expriment le plus. Les choix de Roberto De Zerbi, samedi à Paris pour défier le PFC, donneront une première indication sur les joueurs pointés du doigt car l’Italien partage souvent les avis de son dirigeant…

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