Après plusieurs mois de mise en retrait, la Brigade Loire a annoncé la reprise de ses activités dès le prochain déplacement du FC Nantes à Laval.
La Brigade Loire, principal groupe ultra du FC Nantes, a publié un nouveau communiqué dans lequel elle annonce la reprise de l’ensemble de ses activités à partir du prochain déplacement des Canaris à Laval. Cette décision intervient après une période de mise en retrait entamée fin janvier, durant laquelle le groupe avait choisi de ne plus animer la tribune afin de protester contre la situation sportive et la gestion du club.
Dans son message, le groupe rappelle que cette reprise ne constitue pas un soutien à la direction actuelle. La Brigade Loire explique vouloir retrouver son rôle traditionnel auprès de l’équipe et des supporters, tout en maintenant ses critiques envers la gouvernance du FC Nantes. Le collectif estime notamment que les difficultés du club dépassent largement les résultats sportifs et dénonce une gestion qu’il juge incompatible avec l’histoire et l’identité du FCN.
« Le FC Nantes doit être vendu » : une revendication toujours centrale
Au cœur du communiqué, la Brigade Loire réaffirme une position déjà exprimée à plusieurs reprises : le groupe demande le départ de la famille Kita et la vente du club. Pour les ultras, la situation actuelle est devenue le symbole d’une rupture durable entre la direction et une partie importante du peuple nantais.
Le groupe insiste également sur son attachement au FC Nantes en tant qu’institution. Sa reprise des encouragements est présentée comme un geste en faveur du club et des joueurs, et non comme une validation des choix effectués par les dirigeants.
Le communiqué complet de la Brigade Loire
« Le 29 janvier dernier, alors que nous vivions une énième saison insipide, vide de points, de victoires et, plus largement, de raisons de croire encore en des jours meilleurs, notre foi n’a cette fois-ci pas suffi à dépasser la réalité qui nous était imposée.
Depuis plusieurs saisons, nous avions pourtant continué à lutter corps et âme pour offrir à notre équipe le climat le plus favorable possible, à la Beaujoire comme à l’extérieur, malgré des prestations sans relief et un projet sportif condamné à l’immobilisme. Mais, à un moment, cela n’avait plus de sens : notre motivation s’érodait au fil des rencontres et nous étions devenus incapables de maintenir, pendant 90 minutes, l’intensité qui fait l’essence même de notre engagement.
Nous avons alors fait le choix d’une pause. D’abord parce que notre engagement s’était transformé en une frustration permanente, au point d’en perdre son sens. Mais aussi pour laisser notre équipe et notre club — qui demeure malheureusement celui de la famille Kita — face à ses responsabilités.
Les mois qui ont suivi ont apporté leur réponse.
Certains ont tenté de faire de notre grève des encouragements le responsable des difficultés du FCN. Les faits ont pourtant démontré tout l’inverse. Notre grève n’a pas créé la crise que traversait le FC Nantes. Elle l’a simplement rendue impossible à dissimuler : les responsables de l’apathie générale ne pouvaient plus se cacher derrière la ferveur du public nantais.
Pour autant, cette parenthèse ne pouvait durer plus longtemps.
Nous sommes des ultras. Nous vivons le football de manière passionnée, démonstrative et entière. C’est notre identité. C’est ainsi que nous représentons notre groupe, notre tribune, notre ville et nos couleurs. Et si la gestion de ce club nous révolte toujours autant, il nous est tout aussi insupportable d’assister, silencieux, aux rencontres du FC Nantes.
Nous avons donc fait le choix de reprendre l’intégralité de nos activités, dès le prochain déplacement à Laval.
Cette reprise ne traduit en rien une quelconque amélioration de la situation du FC Nantes. Rien n’a changé. Ni notre analyse, ni nos revendications, ni notre détermination à dénoncer les dérives qui gangrènent ce club depuis de trop nombreuses années. Nous continuerons, comme nous l’avons toujours fait, à faire entendre nos messages.
En revanche, un constat s’impose aujourd’hui : la prise de conscience des supporters nantais est désormais largement partagée. Là où, il y a encore quelques années, nous étions presque seuls à dénoncer la gestion désastreuse de la famille Kita, cette critique fait aujourd’hui l’objet d’un consensus bien plus large. Il aura malheureusement fallu dix-huit années d’erreurs pour que cette évidence s’impose à tous.
Dès lors, une question demeure : quel est encore l’intérêt, pour la famille Kita, de s’obstiner dans cette impasse, tout en affichant un mépris toujours plus assumé envers le peuple nantais lors de ses rares prises de parole publiques ?
Nous le réaffirmons une nouvelle fois : le FC Nantes doit être vendu. Parce que ce club mérite enfin un projet vertueux, cohérent et respectueux de son histoire. Parce que nous sommes convaincus qu’aucune issue positive ne pourra voir le jour tant que l’ère Kita se poursuivra ».
🚨 Communiqué de la Brigade Loire qui annonce REPRENDRE l'integralité de ses activités à partir du déplacement à Laval le 14 aout 🚨 pic.twitter.com/HVb40meUPd
— Ablinho 🔰 (@Ablinhoo) August 7, 2026


















