À seulement 48 heures du Classique contre le PSG, près de 4 000 places seraient encore disponibles au Vélodrome. Une situation rarissime qui traduit la colère des supporters après quatre défaites consécutives et pourrait toucher Frank McCourt là où cela fait le plus mal : les finances et l’image de l’OM.
Même dans ses périodes les plus difficiles, l’Olympique de Marseille peut habituellement compter sur un Vélodrome plein à craquer. La réception du PSG constitue notamment l’un des rendez-vous les plus attendus de la saison, pour lequel trouver une place relève souvent du parcours du combattant.
Mais cette fois, le contexte est totalement différent. À 48 heures du Classique, environ 4 000 billets n’auraient toujours pas trouvé preneur. Des places proposées entre 55 et 225 euros restent disponibles pour une affiche pourtant considérée comme immanquable à Marseille.
Cette anomalie illustre l’ampleur de la crise traversée par le club après quatre défaites consécutives. Elle pourrait aussi offrir aux supporters un moyen de pression particulièrement efficace sur la direction.
Un Vélodrome qui ne fait plus le plein
La colère populaire ne se manifeste plus uniquement sur les réseaux sociaux ou dans les discussions autour du club. Elle commence désormais à devenir visible dans les tribunes et les chiffres de la billetterie.
Voir plusieurs milliers de places encore disponibles pour un OM-PSG représente un signal inquiétant. Au-delà de l’aspect sportif, le Vélodrome plein est l’un des principaux symboles de la puissance et de l’attractivité du club marseillais.
Cette difficulté à vendre les dernières places peut également s’expliquer par les tarifs élevés. Mais dans une période où les résultats ne suivent plus, certains supporters semblent ne plus vouloir consentir un tel effort financier pour assister à une nouvelle éventuelle désillusion.
Le moyen de pression idéal sur McCourt ?
Pour manifester leur mécontentement, les supporters disposent de nombreuses possibilités. Mais la plus puissante pourrait finalement consister à ne plus remplir le stade.
Une baisse durable de la fréquentation aurait des conséquences directes sur les recettes de billetterie. Elle pourrait également affecter les revenus générés les jours de match, notamment autour des espaces hospitalités et des différentes offres commerciales.
Si le phénomène venait à se répéter chaque semaine, les pertes pourraient devenir importantes. Frank McCourt, régulièrement ciblé par une partie du public marseillais, serait alors directement confronté aux conséquences économiques de la crise sportive.
Il ne s’agit pas, pour le moment, d’un boycott officiellement organisé. Mais ces milliers de places invendues montrent que le soutien du public ne peut plus être considéré comme automatique.
L’image de l’OM également menacée
Les conséquences ne seraient pas uniquement financières. Le Vélodrome et son atmosphère exceptionnelle participent fortement à la visibilité de l’Olympique de Marseille en France comme à l’étranger.
Des tribunes de moins en moins remplies pourraient donc abîmer l’image du club. Cette perte d’attractivité risquerait également d’interroger certains partenaires, qui s’associent à l’OM pour profiter de sa popularité, de son exposition et de la ferveur de son public.
Un stade qui se vide fragiliserait ainsi plusieurs éléments essentiels du modèle marseillais : la billetterie, les partenariats et la valeur globale de la marque OM.
Une réaction attendue au sommet
Frank McCourt ne pourra pas ignorer éternellement de tels signaux. Tant que le Vélodrome reste plein et que la puissance commerciale du club demeure intacte, la colère sportive peut sembler contenue. Mais si la crise commence à toucher directement les revenus et la réputation de l’OM, le propriétaire américain pourrait être contraint de taper du poing sur la table.
Une victoire contre le PSG permettrait évidemment de calmer momentanément la situation. À l’inverse, une cinquième défaite consécutive devant des sièges vides accentuerait encore davantage la fracture entre le club et son public.
En délaissant progressivement le Vélodrome, les supporters tiennent peut-être leur moyen de pression le plus redoutable. À Marseille, le silence des tribunes pourrait finalement faire beaucoup plus de bruit que toutes les contestations.




















