Soupçonné depuis son arrivée au PSG de choisir ses matches, Khvitcha Kvaratskhelia (25 ans) n’a pas failli à sa réputation dimanche à Marseille (2-1). On sait désormais pourquoi.
Khvitcha Kvaratskhelia n’y arrive toujours pas. À Marseille, dimanche soir, l’ailier du PSG a encore affiché ses limites. De l’envie, oui. Des accélérations, aussi. Mais trop peu de différence dans les duels. Et surtout, trop peu d’impact dans les trente derniers mètres.
Kvaratskhelia invisible au Vélodrome
Le constat commence à devenir récurrent. Depuis le début de la saison, le Géorgien tente. Il provoque. Il cherche ses partenaires. Sur son côté gauche, il combine notamment avec Nuno Mendes et Fabian Ruiz. Mais il manque encore ce qui faisait sa force : cette capacité à éliminer son adversaire et à faire basculer une action en quelques secondes.
Au Vélodrome, le scénario a même été cruel. Kvaratskhelia a été remplacé à l’heure de jeu. Ferran Torres a pris sa place. Et l’Espagnol du PSG n’a pas tardé à se signaler. Sur l’un de ses premiers ballons, il a trouvé l’ouverture. Forcément, les questions reviennent.
Le crack du PSG subit le contre-coup de sa préparation
Une piste se dégage, elle est physique. À 25 ans, l’international géorgien a pourtant bénéficié d’une situation particulière cet été. Privé de Coupe du monde, il a pu couper pendant sept semaines. D’abord pour souffler. Ensuite pour travailler. Il a suivi une préparation individuelle avant de poursuivre au Campus du PSG. Sur le papier, tout semblait idéal. Dans les faits, cette préparation pourrait aujourd’hui lui jouer des tours. « Une prépa en club dure environ six semaines, lui l’a suivie en entier, il faut qu’il absorbe ces efforts », explique dans L’Équipe un préparateur physique ayant travaillé avec des joueurs du PSG.
Le spécialiste avance une autre explication. Kvaratskhelia a connu une période d’inactivité plus longue que ses coéquipiers. Son organisme peut donc avoir besoin de davantage de temps pour retrouver son meilleur rendement. « La machine peut aussi prendre plus de temps pour tourner à plein régime », estime-t-il. Avant de rappeler une réalité importante : certains joueurs ont besoin de plus de temps que d’autres pour monter en puissance.
Kvaratskhelia serait-il simplement un diesel ?
C’est possible. Et ce scénario pourrait expliquer une partie de ses difficultés actuelles. Sa préparation a été longue. Elle a été intense. Il doit désormais en absorber les effets. Pas question, donc, de tirer des conclusions définitives après quelques semaines. Dans les grands clubs européens, la préparation physique est pensée sur la durée. L’objectif est d’arriver au sommet de sa forme au printemps.
Le PSG attendra évidemment mieux de Kvaratskhelia. Beaucoup mieux. Mais son manque d’impact actuel pourrait aussi être la conséquence d’une préparation différente de celle de ses partenaires. Le Géorgien doit maintenant retrouver du rythme. Des jambes. Et surtout, cette explosivité qui lui permettait de faire la différence presque à chaque prise de balle. Pour l’instant, elle se fait encore attendre.

















