Le projet de rachat du FC Nantes ne rassure pas tout le monde. Jérôme Pineau a vivement critiqué une éventuelle reprise par Paulo Tavares, allant jusqu’à prévenir la Brigade Loire : le départ des Kita pourrait laisser place à de nouvelles désillusions.
Les supporters nantais peuvent-ils espérer un nouveau départ ? Alors que le projet porté par Paulo Tavares pourrait tourner la page de la famille Kita, Jérôme Pineau est loin de partager cet enthousiasme. L’ancien cycliste a exprimé ses inquiétudes dans le Moscato Show, avec une formule particulièrement mordante.
Pour lui, changer de propriétaire ne garantit pas forcément des lendemains plus heureux au FC Nantes.
« Si la DNCG accepte ce projet-là, c’est un miracle ! »
Jérôme Pineau n’a pas pris de pincettes pour commenter cette éventuelle reprise :
« Je peux dire à la Brigade Loire : préparez les “Tavares Circus” ! Si la DNCG accepte ce projet-là, c’est un miracle ! »
Une déclaration à retrouver dans l’extrait vidéo publié par RMC Sport.
En détournant l’expression « Kita Circus », Pineau vise directement les espoirs suscités par un changement à la tête du club. Sa crainte est claire : voir les Canaris quitter une période mouvementée pour entrer dans une autre, sans obtenir la stabilité attendue.
Cette sortie reste son appréciation du projet. Elle ne signifie pas que la DNCG a rendu une décision défavorable sur le dossier.
Un rachat qui devra convaincre
Le passage devant le gendarme financier du football français apparaît ainsi au cœur des inquiétudes de Pineau. Au-delà des ambitions affichées, le projet de reprise devra apporter des garanties suffisamment solides pour franchir cette étape.
La formule interpelle aussi la Brigade Loire, directement citée dans son intervention. Pineau invite les supporters à regarder au-delà de la seule perspective d’un départ des Kita et à s’interroger sur ce qui pourrait leur succéder.
À Nantes, l’après-Kita fait donc déjà débat avant même d’être acté. Paulo Tavares devra convaincre sur la solidité de son projet : à écouter Jérôme Pineau, la promesse du changement est encore loin de suffire.

















