L’occasion d’évoquer le fonctionnement du club vert.
Le salary cap, le modèle des Verts
L’AS Saint-Etienne a été un des premiers clubs en France à mettre en place un salary cap pour assainir des comptes plombés par une masse salariale trop importante. Romeyer en détaille le fonctionnement : « En plus de leur traitement de base, des joueurs peuvent monter jusqu’à 500000€ de primes collectives et personnelles par saison. Deux joueurs sont actuellement au plafond du salary cap, qui est de 90000€ brut par mois chez nous. Au départ, en 32010, on est partis avec des primes qui débutaient dès la 17e place, puis la 10e place. Le système commence désormais à la huitième place car on considère que l’outil de travail et l’image de l’ASSE se sont améliorés. Le club doit raisonnablement se situer dans cette fourchette, le premier tiers du classement. »
Des investisseurs ? Pas pour tout de suite
Roland Romeyer ne le cache pas, il a lâché un peu d’argent dans le club de son cÅ“ur… « Des millions d’euros, mais je ne regrette rien. Je n’ai d’ailleurs jamais rien regretté dans ma vie. » Mais pas question pour autant d’envisager de nouveaux investisseurs : « Avec Bernard, nous ne sommes pas des businessmen ! On n’a pas pris ce club pour gagner du fric. On pourrait bien le revendre, récupérer de l’argent, mais ce n’est pas notre but. On veut le faire encore grandir, comme avec le nouveau stade, mais dans une croissance intermédiaire. »
Les socios, on n’en est pas encore là …
Si Roland Romeyer veut « essayer d’intégrer les supporters dans le développement du club », un modèle espagnol avec des socios n’est pas à l’ordre du jour : « Avant d’en arriver là , on a lancé depuis deux mois une carte de membre actif. L’objectif premier est d’asseoir la plus grande communauté de supporters. On veut atteindre les 100000 membres en trois ans. Cette carte coûte 20, mais donne de nombreux avantages exclusifs. On connaà®t notre potentiel. »
Galtier, sa plus belle réussite
Quand France Football demande à Roland Romeyer quel est sa plus grande réussite, un nom lui vient immédiatement en tàªte : Christophe Galtier. « Celle d’avoir choisi Christophe Galtier en décembre 2009. C’est un choix que je revendique. C’était culotté, mais nous n’avions pas d’autres moyens. On lui a fait un cadeau empoisonné. Christophe a joué le jeu en passant numéro 1 avec son salaire d’adjoint. Ce fut le véritable tournant sportif du club ces dernières années. Derrière, on n’a plus cessé de progresser. »
















