Entre la défaite de l’Olympique Lyonnais mardi à Saint-Pétersbourg (1-3) et le nul à domicile du PSG (0-0) face au Real Madrid, les clubs franà§ais ont vécu une semaine plus triste en Champions League. De quoi, selon Daniel Riolo, générer des tensions dans les vestiaires des deux équipes.
‘Le traitement de faveur à l’égard d’Ibrahimovic n’est plus toléré’
A Paris, c’est le traitement de faveur réservé à Zlatan Ibrahimovic, souvent transparent dans les grands matches de C1 mais aligné quand màªme, qui commence à agacer. ‘Je ne reviens pas sur le rôle d'Ibra, j'ai tout dit. Mais Blanc nous a donné un élément de sa réflexion hier soir. Il attend le retour en forme. C'est peu, mais pour une fois qu'il en parle. La patience donc. Pourquoi pas. Mais dans le vestiaire, la patience est à bout. Pastore était très en colère après le match. Cavani et Di Maria ne comprennent pas et le doute gagne tout le monde. La concurrence dans un club ambitieux, c'est normal. Il faut vivre avec. L'injustice, c'est différent. Le traitement particulier, le privilège est accepté si le bénéficiaire est indiscutable, s'il fait gagner. Les joueurs ne sont pas aveugles. Ils savent que l'an dernier devant le Barà§a au Parc, Ibra était absent. Ils savent qu'à Chelsea, ils n'ont pas eu besoin de lui pour l'exploit. Ils savent lire les chiffres de ses performances en LDC. Aujourd'hui, Blanc est face à ce problème et il doit le résoudre. Une chose est sûre, le vestiaire n'aura pas la patience d'attendre le fameux « retour en forme ». Le traitement de faveur n'est plus toléré.’
‘Le statut de Valbuena, le cas Lacazette, l'arrivée de Beauvue, de Yanga-Mbiwa, rien n'est digéré‘
A Lyon, les résultats décevants seraient dus à l’absence de Nabil Fekir selon Jean-Michel Aulas. Daniel Riolo pense plutôt que tout un tas de problèmes est en train de couler le navire rhodanien. ‘A Lyon, le vestiaire est tout aussi tendu. On ne dira jamais assez à quel point l'été a été dur à supporter pour le groupe. Le recrutement, les statuts, les augmentations de salaires : à§a ne passe pas. Il faut comprendre, car c'est une chose essentielle, que le salaire est une donnée fondamentale dans un vestiaire. Il permet de se situer, de savoir qui est qui. Après, il faut sur le terrain montrer qu'on le mérite, sinon le regard des autres change vite. Aulas, qui monte au créneau dès aujourd'hui pour, comme par hasard, évoquer à demi-mot le sujet, le sait. Le statut de Valbuena, le cas Lacazette, l'arrivée de Beauvue, de Yanga-Mbiwa, rien n'est digéré. Aulas se cache derrière l'absence de Fekir. C'est un leurre. Le prétexte facile pour le supporter indulgent. Il ne s'agit pas de minimiser l'absence, juste de dire qu'entre à§a et le rendement de l'équipe, il y a une nette inadéquation. Le vestiaire est en souffrance et c'est le souci numéro 1 de Fournier”¦ ou d'Aulas.’
















