La pression monte d’un cran à Marseille. Battu récemment et toujours aussi irrégulier dans le jeu, l’Olympique de Marseille traverse une période agitée. Mais cette fois, la critique ne vient pas seulement des supporters ou des observateurs anonymes. Sur les ondes de RMC, Jérôme Rothen a livré une charge d’une rare violence contre Habib Beye.
L’ancien international français ne s’est pas contenté d’émettre des doutes. Il a tout simplement remis en cause la légitimité du technicien marseillais… allant jusqu’à réclamer son départ.
« Beye n’a rien à faire sur le banc de l’OM »
Le constat dressé par Rothen est sans appel. Pour lui, l’arrivée d’Habib Beye sur le banc phocéen ressemble davantage à une opportunité tombée du ciel qu’à une nomination logique.
« Beye n’a rien à faire sur le banc de l’OM, c’est tombé du ciel pour lui. Entraîner un des meilleurs clubs français se mérite en termes de personnalité et surtout de résultats. »
Une déclaration forte qui traduit un sentiment partagé par une partie des observateurs. Car si l’ancien coach du Red Star incarnait un vent de fraîcheur à son arrivée, les résultats et surtout le contenu des matchs peinent encore à convaincre.
Dans un club où l’exigence est permanente et où la moindre contre-performance prend une ampleur nationale, le technicien marseillais semble déjà fragilisé.
Un bilan qui inquiète et des résultats insuffisants
Rothen s’appuie sur des faits concrets pour justifier sa position.
Depuis la prise de fonction de Beye, l’OM a alterné entre coups d’éclat et désillusions. Deux défaites en championnat, une élimination en Coupe de France et une impression générale de manque de maîtrise collective viennent alimenter les critiques.
« Depuis qu’il est là, il y a deux défaites en championnat, une élimination en Coupe de France et des contenus qui ne correspondent pas à son budget », a insisté l’ancien joueur du PSG.
Dans une saison où Marseille ambitionnait clairement une qualification directe en Ligue des champions, chaque point perdu pèse lourd. Et au-delà des résultats bruts, c’est surtout le style de jeu proposé qui pose question.
Une équipe jugée trop défensive et sans intentions
L’un des reproches majeurs formulés par Rothen concerne l’identité de jeu mise en place par Beye.
Selon lui, l’OM est devenu une formation trop prudente, parfois même ennuyeuse à regarder évoluer au Vélodrome.
« Beye parle très bien, il nous a expliqué qu’il n’avait pas pris de but contre Auxerre et Toulouse. Mais à l’OM, pour gagner des matchs au Vélodrome, tu attends autre chose, des intentions de jeu. Même lui sur le banc, il doit s’emmerder tant son équipe est ultra défensive. »
Une critique qui touche directement à l’ADN du club marseillais, historiquement tourné vers l’attaque et le spectacle.
Pour certains supporters, cette approche pragmatique pourrait s’expliquer par le contexte et la nécessité de sécuriser des points. Pour d’autres, elle traduit surtout un manque d’ambition.
La nostalgie De Zerbi refait surface
Dans sa sortie médiatique, Rothen n’a pas hésité à comparer la situation actuelle avec celle vécue sous Roberto De Zerbi.
« Je regrette De Zerbi, mais c’était aussi un échec monumental », a-t-il reconnu.
Une phrase paradoxale qui illustre bien le climat actuel à Marseille. Entre le souvenir d’un projet séduisant mais inabouti et la frustration d’un présent jugé trop frileux, l’OM semble chercher sa voie.
Cette instabilité technique pourrait peser lourd dans la dernière ligne droite du championnat, où chaque décision stratégique peut faire basculer la saison.
Beye déjà sous pression… et l’OM à un tournant
Habib Beye joue désormais gros dans les prochaines semaines. Une qualification en Ligue des champions pourrait totalement inverser la tendance et faire taire les critiques. À l’inverse, une nouvelle série négative renforcerait les appels au changement.
💥@RothenJerome: "Beye n'a rien à faire sur le banc de l'OM, c'est tombé du ciel pour lui. Entraîner un des meilleurs clubs français se mérite en termes de personnalité et surtout de résultats. C'est pour cette raison que je regrette De Zerbi, mais c'était aussi un échec… pic.twitter.com/3Ub0jBAPW5
— Rothen s'enflamme (@Rothensenflamme) March 23, 2026





















