Comme chaque année, L’Équipe dévoile les salaires des clubs professionnels français. Si la Ligue 1 capte l’attention, l’AS Saint-Étienne fait figure d’exception en Ligue 2. Entre baisse imposée par la relégation et ambitions intactes de remontée, les chiffres révèlent une stratégie claire… et quelques surprises.
Une relégation anticipée, des salaires divisés
À Saint-Étienne, la descente n’a rien laissé au hasard. Bien avant la relégation, la direction avait intégré des clauses spécifiques dans les contrats des joueurs, prévoyant une réduction automatique des salaires.
Résultat : plusieurs éléments de l’effectif ont vu leur rémunération chuter drastiquement. Le cas de Lucas Stassin est révélateur, avec un passage de 58 000 à 28 000 euros brut mensuels. Une baisse importante, mais assumée pour préserver l’équilibre financier du club.
Une montée qui pourrait tout changer
Si la politique salariale s’est durcie en Ligue 2, elle pourrait rapidement s’inverser en cas de remontée. Certains contrats incluent des revalorisations très significatives.
Gautier Larsonneur incarne parfaitement cette dynamique. Le capitaine stéphanois, actuellement à 30 000 euros mensuels, pourrait atteindre 120 000 euros brut en Ligue 1 grâce à sa prolongation. À cela s’ajoutent des primes individuelles et collectives, avec une augmentation globale estimée à environ 40 %.
Le top 10 des salaires : une hiérarchie resserrée
Contrairement à d’autres clubs, l’ASSE affiche une certaine homogénéité salariale. Peu d’écarts, mais une structure bien définie.
En tête, Julien Le Cardinal s’impose comme le joueur le mieux payé avec 40 000 euros brut mensuels. Arrivé récemment, il s’est rapidement installé comme un pilier défensif.
Derrière lui, Zuriko Davitashvili suit de près avec 38 000 euros. Puis vient un groupe de joueurs à 35 000 euros : Dennis Appiah, Irvin Cardona, Joao Ferreira et Chico Lamba.
Enfin, un second peloton composé de Maxime Bernauer, Florian Tardieu, Gautier Larsonneur et Mickaël Nadé ferme la marche avec 30 000 euros mensuels.
Des salaires hors normes pour la Ligue 2
Avec une moyenne de 32 000 euros brut mensuels, l’AS Saint-Étienne évolue bien au-dessus des standards de la division. À titre de comparaison, la moyenne en Ligue 2 se situe autour de 8 000 euros.
Un écart considérable qui souligne à la fois les ambitions du club et la pression qui pèse sur ses épaules. Car avec de tels moyens, l’objectif est clair : retrouver la Ligue 1 au plus vite.
Une stratégie risquée mais assumée
Entre maîtrise des coûts et projection vers l’élite, l’ASSE avance avec un modèle hybride. Les salaires ont été ajustés, mais restent élevés pour la division.
Un pari assumé par le club, qui mise sur la stabilité de son effectif et des incitations financières fortes pour atteindre son objectif. À Saint-Étienne, plus que jamais, la montée n’est pas une option. C’est une obligation.







