L’AS Saint-Étienne continue de faire vibrer tout un peuple. Au terme d’une soirée irrespirable face au Rodez AF, les Verts ont validé leur qualification pour le barrage face à l’OGC Nice dans un Geoffroy-Guichard incandescent. Une ambiance XXL qui contraste totalement avec le climat délétère qui règne actuellement du côté du Gym.
Entre un Chaudron plein à craquer et un club niçois au bord de l’implosion, les dynamiques des deux équipes semblent diamétralement opposées avant ce rendez-vous capital pour l’avenir des deux clubs.
Geoffroy-Guichard, une ambiance déjà au niveau de la Ligue 1
Face à Rodez, 37 542 supporters ont encore répondu présent pour pousser les hommes de Philippe Montanier vers les barrages. Une septième affluence à guichets fermés cette saison qui confirme une chose : Saint-Étienne reste un mastodonte populaire du football français.
Le record de la saison n’est même pas tombé puisque la réception d’Amiens avait réuni près de 40 000 spectateurs quelques jours plus tôt. Des chiffres qui placeraient déjà l’ASSE parmi les meilleures affluences et ambiances de Ligue 1.
Dans le Chaudron, l’union entre le public et son équipe semble totale. Une force immense au moment d’aborder un barrage où chaque détail comptera.
Nice arrive complètement à bout de souffle
À l’inverse, la situation est dramatique du côté de Nice. Seizièmes de Ligue 1 avec seulement 7 victoires en 34 journées, les Aiglons ont sombré tout au long de la saison.
Avec 60 buts encaissés et une dynamique catastrophique depuis février, le Gym semble avancer vers ces barrages avec énormément de doutes. En championnat, Nice n’a remporté qu’un seul match sur les derniers mois et n’a jamais réussi à enchaîner deux succès consécutifs.
Une spirale négative qui a totalement détruit la confiance d’un groupe déjà physiquement épuisé.
L’Europe a vidé les jambes du Gym
La campagne d’Europa League a laissé d’énormes traces. Sept défaites en huit matchs, une élimination humiliante et surtout une accumulation de rencontres qui a vidé l’effectif niçois.
Des cadres comme Jonathan Clauss, Morgan Sanson ou Melvin Bard ont dépassé les 40 matchs cette saison. Et le calendrier devient infernal.
Nice va enchaîner une finale de Coupe de France contre le RC Lens puis deux barrages contre Saint-Étienne en seulement six jours. Un marathon qui pourrait définitivement achever un groupe déjà à l’agonie physiquement.
Un club niçois en pleine explosion
Sportivement, institutionnellement et même dans les tribunes, plus rien ne semble tenir à Nice. Le retour de Claude Pueln’a pas inversé la tendance et le projet porté par INEOS est désormais dans le flou total.
Le club est à vendre, plusieurs cadres veulent quitter le navire et les tensions avec les supporters ont explosé ces derniers jours après des incidents au stade.
Jean-Pierre Rivère lui-même évoque désormais un possible huis clos pour le barrage retour. Une image terrible pour un club qui semble avoir totalement perdu le lien avec son public.
L’ASSE a une énorme carte à jouer
Attention évidemment au talent individuel niçois. Sur le papier, l’effectif du Gym reste largement taillé pour la Ligue 1. Mais les barrages ne se jouent pas uniquement avec les noms inscrits sur la feuille de match.
Aujourd’hui, Saint-Étienne semble arriver avec une dynamique populaire, mentale et physique bien supérieure. Le Chaudron pousse derrière son équipe, les Verts surfent sur une vraie ferveur et Nice apparaît fragilisé à tous les niveaux.
Plus que jamais, l’ASSE peut croire à un immense retour en Ligue 1.




















