Avant le barrage aller entre l’ASSE et l’OGC Nice, Claude Puel est revenu sur son passage chez les Verts.
Présent ce lundi en conférence de presse à la veille du barrage aller d’accession à la Ligue 1 entre l’AS Saint-Étienne et l’OGC Nice, l’entraîneur niçois, Claude Puel, a tenu à faire une grosse mise au point concernant son passage sur le banc stéphanois entre 2019 et 2021, répondant au passage à certains de ses détracteurs.
« Il y a une perception qui est souvent galvaudée »
« Je vais faire une petite mise au point au sujet de l’ASSE. Parce qu’il y a une perception qui est souvent galvaudée. On ne retient que le résultat. J’aimerais énoncer les défis qui ont été mis de côté. Quand j’arrive, le club est mal classé à l’automne. Et est en grosse difficulté financière. Le Covid, la perte du diffuseur… C’était un club qui était en grande délicatesse financière, qui était surveillé par la DNCG. Ma mission, c’était d’essayer de créer des actifs. Et générer des fonds pour le club. Et c’est ce qu’on a fait. On a développé beaucoup de jeunes. Et grâce à ces jeunes, Saint-Étienne a pu se maintenir d’un point de vue administratif. Parce que son futur était plutôt dans la lignée de celui de Bordeaux. Donc c’était quelque chose de très important. J’aurais bien aimé aller au bout du cycle. Et essayer de maintenir cette équipe. Je n’en ai pas eu l’occasion, puisque je suis parti même pas à la moitié de saison. Et on était à deux points de la première place non-relégable. Il fallait batailler. Mais enfin, une grosse partie de ma mission a été faite pour éviter des sanctions financières très importantes », a lâché le technicien de 64 ans.
« En quatre mercatos, nous n’avons jamais pu faire un achat de joueur. Ça veut tout dire. Pas parce que je n’en voulais pas. J’ai rempli une moitié de ma mission. Parce que le fait que tous ces jeunes aient été vendus a généré plusieurs dizaines de millions d’euros. Et après, il manque le fait de ne pas avoir pu boucler jusqu’au bout le maintien de l’ASSE. C’est tout simplement remettre les choses en perspective. Parce qu’on entend beaucoup de choses », a-t-il conclu.







