À LA UNE DU 8 JUIN 2026

ASSE : les 5 raisons du départ de Philippe Montanier

Philippe Montanier et l’AS Saint-Étienne, c’est déjà terminé. Arrivé le 1er février pour remplacer Eirik Horneland, le technicien français ne poursuivra pas l’aventure dans le Forez la saison prochaine. Une séparation rapide, presque brutale, après seulement quatre mois passés sur le banc des Verts.

L’échec en barrages face à Nice a évidemment pesé lourd dans la balance. Mais ce départ ne se résume pas uniquement à la non-montée en Ligue 1. Selon L’Équipe, plusieurs éléments ont poussé Philippe Montanier à ne pas prolonger avec l’ASSE. Entre manque de perspectives, doutes internes et absence d’élan commun, le divorce semblait presque inévitable.

1. Montanier ne voulait pas repartir en Ligue 2

C’est la première raison, et sans doute la plus importante. Philippe Montanier ne souhaitait pas continuer à entraîner en Ligue 2. Son contrat avec l’ASSE courait jusqu’en juin 2026, avec une option d’un an supplémentaire en cas de montée dans l’élite. Mais la défaite en barrages a tout changé.

Sans accession en Ligue 1, l’ancien entraîneur de Toulouse s’est retrouvé en fin de contrat. Et son envie de poursuivre un nouveau cycle en deuxième division était très limitée. Ce refus de repartir en Ligue 2 explique aussi pourquoi il aurait recalé le FC Nantes, pourtant intéressé par son profil.

À 61 ans, Montanier semblait attendre un projet plus solide, plus ambitieux, ou tout simplement plus proche du haut niveau.

2. Il n’a pas senti une vraie envie de continuer ensemble

Philippe Montanier n’a pas fermé la porte immédiatement. Malgré la déception de la non-montée, il a bien échangé avec sa direction en fin de saison. Mais au fil des discussions, le technicien français n’aurait jamais ressenti une volonté forte et réciproque de poursuivre l’aventure.

Ce point est essentiel. Pour continuer dans un club aussi exigeant que l’ASSE, surtout après un échec aussi douloureux, il faut une confiance totale entre l’entraîneur et sa direction. Visiblement, cette confiance n’a jamais vraiment été installée.

Montanier n’a donc pas été seulement refroidi par le contexte sportif. Il l’a aussi été par le manque de signal fort envoyé par Kilmer Sports Ventures.

3. L’ASSE cherchait déjà un autre profil

Autre élément révélateur : la direction stéphanoise était déjà en quête d’un technicien étranger depuis plusieurs jours. Une information qui montre que le club préparait probablement l’après-Montanier avant même que le dossier ne soit officiellement refermé.

Pour l’entraîneur français, difficile dans ces conditions de se projeter sereinement. Si la direction explore activement d’autres pistes, cela signifie que son avenir n’est plus vraiment une priorité.

Ce manque de clarté a forcément pesé. Montanier pouvait difficilement accepter de rester dans un projet où il ne se sentait pas pleinement désiré.

4. Des doutes sur la structure du club

Au-delà du terrain, Philippe Montanier aurait aussi nourri des interrogations sur l’organisation interne de l’ASSE. Le club stéphanois reste en pleine reconstruction depuis l’arrivée de Kilmer Sports Ventures, et certaines zones d’ombre semblent encore exister.

Le technicien français se serait interrogé sur la structure du club, sur son fonctionnement, mais aussi sur la capacité de l’ASSE à construire rapidement un projet cohérent pour viser la remontée.

Après quatre mois dans le Forez, Montanier a pu mesurer les forces, mais aussi les limites du club. Et visiblement, tout ne l’a pas convaincu.

5. Blessures, cellule performance et mercato : trop d’incertitudes

Le sprint final de la saison a été marqué par de nombreuses blessures, notamment chez des joueurs cadres. Un problème récurrent du côté de Saint-Étienne, qui commence à poser question. Selon L’Équipe, il existerait désormais des interrogations autour des compétences de la cellule performance des Verts.

Pour un entraîneur, ce sujet est loin d’être secondaire. La gestion physique d’un groupe, la prévention des blessures et la capacité à garder les meilleurs éléments disponibles sont essentielles dans une saison longue, encore plus en Ligue 2.

À cela s’ajoutent les doutes autour de l’effectif et du mercato. Philippe Montanier n’était pas forcément convaincu par les perspectives sportives qui l’attendaient. Pour repartir en Ligue 2 avec ambition, il aurait fallu des garanties fortes sur le recrutement, la conservation des cadres et la capacité du club à bâtir une équipe taillée pour la montée.

Ces garanties n’ont visiblement pas été suffisantes.

Une séparation logique après quatre mois intenses

Le départ de Philippe Montanier peut surprendre par sa rapidité, mais il s’explique par une accumulation de facteurs. Le technicien français a redressé l’ASSE après son arrivée, avec des débuts impressionnants, mais l’échec final face à Nice a changé la dynamique.

Entre son refus de repartir en Ligue 2, le manque d’envie mutuelle, les doutes sur la structure du club, les blessures à répétition et les incertitudes liées au mercato, la collaboration ne pouvait difficilement se prolonger.

Pour Kilmer Sports Ventures, ce départ ouvre désormais un nouveau chantier majeur. L’ASSE doit rapidement trouver un entraîneur capable d’incarner son projet, de rassurer les supporters et de préparer une saison avec un seul objectif : retrouver la Ligue 1.

Mais une chose est sûre : après seulement quatre mois, l’histoire entre Philippe Montanier et Saint-Étienne restera celle d’un redressement prometteur, stoppé net par une montée manquée et des doutes trop profonds pour repartir ensemble.

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