L’inversion de la rencontre PSG-Rennes, provoquée par l’état dégradé de la pelouse du Parc des Princes, aura finalement eu de lourdes conséquences pour le club parisien.
Douze jours après la polémique née de l’inversion du match PSG-Stade Rennais (2-2), le Paris Saint-Germain retrouvera le Parc des Princes demain face à Monaco. Mais le décor a changé. Et surtout, la pelouse n’est plus la même.
Une pelouse importée d’Irlande
Endommagée par la succession d’épisodes caniculaires durant l’été, la précédente surface avait contraint le PSG à inverser la première journée de Championnat face au Stade Rennais (2-2), le 23 août. Une décision qui a eu un premier coût : selon L’Équipe, la Commission des compétitions de la Ligue a condamné le club parisien à verser 150 000 euros pour ne pas avoir été en mesure d’organiser cette rencontre à domicile comme le prévoyait initialement le calendrier. Mais cette sanction n’est qu’une partie de l’addition.
Alors que Jonathan Calderwood, jardinier en chef du PSG depuis 2013, avait pris l’habitude de renouveler et de préparer la surface du Parc durant l’été, ses équipes ont cette fois dû changer de stratégie. Après avoir évalué différentes solutions, elles ont fait le choix d’une pelouse en provenance d’Irlande.
Le « scalp » de l’ancienne surface, totalement dégradée, a été réalisé le 25 août. Dès le lendemain, les opérations de pose ont débuté. Au total, 700 rouleaux, d’un mètre de large et mesurant entre cinq et dix mètres de long, ont été acheminés depuis l’Irlande. La pose s’est déroulée sur trois jours, les 26, 27 et 28 août. Les jardiniers du club ont ensuite multiplié les interventions destinées à favoriser l’enracinement de la nouvelle surface, avec un objectif : rendre le terrain opérationnel dans les délais les plus courts possibles.
Une facture qui pourrait dépasser le demi-million
Des tests ont été réalisés avec et sans ballon afin de mesurer notamment le degré d’enracinement du gazon. Malgré le délai particulièrement court — seulement sept jours entre la fin de la pose et le match contre Monaco — les équipes parisiennes considèrent la pelouse comme suffisamment prête pour accueillir une rencontre de haut niveau, sans danger pour les joueurs.
Un véritable contre-la-montre pour Calderwood et ses équipes, qui devront désormais permettre à cette nouvelle surface de s’installer durablement. Car l’objectif dépasse largement le seul rendez-vous face à Monaco. Comme chaque saison, le PSG veut disposer d’une pelouse capable de tenir sur la durée et d’atteindre son meilleur niveau au moment des matches à élimination directe de Ligue des champions, lorsque les exigences sont maximales.
Le PSG n’a pas communiqué le coût exact de cette opération. Mais le remplacement intégral d’une pelouse de ce type représente une dépense considérable. Pour des travaux similaires, des estimations supérieures à 500 000 euros sont régulièrement évoquées. À l’amende de 150 000 euros infligée par la Ligue s’ajoute donc une opération de remplacement dont la facture pourrait, à elle seule, atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros. Le match inversé contre Rennes aura ainsi laissé plus qu’un mauvais souvenir sportif au PSG : il aura également lourdement pesé sur les finances du club.





















