Prêté par l’OM à l’AS Rome, Leonardo Balerdi (27 ans) revit en Italie. Voici les raisons de sa résurrection en Italie.
Le changement est spectaculaire. Après plusieurs saisons où il a soufflé le chaud et le froid à l’OM, Leonardo Balerdi (27 ans) semble avoir retrouvé un environnement dans lequel ses qualités s’expriment beaucoup mieux.
Un défenseur parfaitement adapté à Gasperini
Arrivé à l’AS Rome fin août, le défenseur de 27 ans n’a pas mis longtemps à convaincre. Après deux entrées en jeu contre l’Atalanta puis Fenerbahçe, il a connu sa première titularisation lundi face au Torino. Et il n’a pas déçu. La Roma s’est imposée 2-0 et reste parfaite en Serie A avec quatre victoires en quatre journées. Balerdi, lui, a participé à cette nouvelle démonstration de solidité.La principale explication de cette renaissance se trouve probablement dans le système de Gian Piero Gasperini.
L’entraîneur italien demande à ses défenseurs d’être agressifs, de défendre haut et de participer activement aux phases de possession. Un profil qui correspond particulièrement bien à Balerdi. Thierry Cros l’a parfaitement résumé après son match contre le Torino : le défenseur argentin s’est montré « simple et efficace » dans le marquage comme dans la relance, tout en restant très haut après la perte du ballon afin de constituer le premier filtre défensif. Cette capacité à sortir de sa ligne et à défendre loin de sa surface semble donc parfaitement correspondre aux principes de Gasperini.
Balerdi n’a plus besoin de surjouer
À l’OM, Balerdi a parfois donné l’impression de vouloir trop en faire. À Rome, son utilisation semble beaucoup plus claire. Le défenseur joue simple, prend moins de risques inutiles et profite d’un système qui lui demande précisément d’exploiter ses qualités naturelles : vitesse, puissance, agressivité et capacité à jouer vers l’avant.
La Gazzetta dello Sport avait déjà souligné ses débuts particulièrement prometteurs. Lors de ses premières apparitions contre l’Atalanta et Fenerbahçe, Balerdi avait notamment réussi ses 21 passes sur 21 face aux Bergamasques, puis 10 sur 10 en Ligue des champions. Des statistiques qui traduisent surtout une chose : il semble particulièrement à l’aise dans la construction depuis l’arrière.
Gasperini lui fait déjà passer un message fort
Après sa première titularisation, le technicien italien a même sorti une comparaison particulièrement prestigieuse. « C’est assurément un défenseur puissant, moderne et rapide », a expliqué Gasperini, avant d’évoquer Franco Baresi pour sa manière d’interpréter le rôle. L’entraîneur romain a évidemment pris soin de préciser qu’il ne plaçait pas Balerdi au niveau de la légende italienne. Mais le simple fait de citer Baresi montre l’impression laissée par le défenseur argentin.
Le contexte joue également énormément. À Marseille, Balerdi était devenu capitaine et l’un des visages de l’équipe. La moindre erreur était donc immédiatement scrutée. À Rome, il arrive avec un statut différent. Il doit gagner sa place dans une défense déjà bien installée, sans porter immédiatement le poids des attentes marseillaises. Cette situation peut lui permettre de retrouver davantage de sérénité. Et les premières semaines montrent qu’il a rapidement gagné du crédit auprès de son nouvel entraîneur.
Un départ qui pourrait donner des regrets à l’OM ?
L’OM a accepté de laisser partir Balerdi sous la forme d’un prêt avec une option d’achat conditionnée notamment à un certain nombre de présences. La Roma a ainsi pu miser sur le défenseur sans immédiatement boucler un transfert définitif. Et forcément, ses performances commencent déjà à poser une question à Marseille. Et si le problème n’était finalement pas Balerdi ?
Le défenseur argentin possède depuis longtemps les qualités nécessaires pour évoluer au plus haut niveau. À Rome, il semble simplement avoir trouvé un entraîneur capable de lui donner un cadre correspondant parfaitement à son jeu. Il est encore beaucoup trop tôt pour parler de résurrection définitive. Mais avec quatre victoires en quatre journées pour la Roma, une première titularisation réussie et les compliments de Gasperini, Balerdi ne pouvait probablement pas rêver meilleur départ en Italie. Et l’OM pourrait rapidement commencer à suivre son aventure romaine avec une attention particulière.





















