L’incertitude grandit autour du changement de propriétaire du FC Nantes, et les supporters ne cachent plus leur scepticisme.
Malgré la signature d’un protocole de vente le 29 septembre dernier entre Waldemar Kita et Phenix Sports Invest, un pool d’investisseurs français, portugais et luxembourgeois emmené par Paulo Tavares, le rachat du FC Nantes est encore loin d’être bouclé. Le projet de reprise porté par l’homme d’affaires portugais doit en effet franchir plusieurs étapes importantes avant de pouvoir aboutir, notamment la consultation du comité social et économique (CSE) du club et l’examen du dossier par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), le gendarme financier du football français.
Après le CSE, la DNCG pourrait compliquer la vente à Tavares
Premier obstacle pour Paulo Tavares, le CSE du FC Nantes, réuni exceptionnellement mardi dernier, a rendu un avis défavorable à l’unanimité sur son projet de rachat. Si cette position ne bloque pas juridiquement la vente du club, elle constitue néanmoins un premier signal défavorable pour le repreneur portugais. Et la suite pourrait s’avérer encore plus délicate. Comme rapporté par Eurosport, plusieurs acteurs du football français interrogés par le média se montrent particulièrement pessimistes quant aux chances du projet de reprise d’obtenir le feu vert de la DNCG. L’instance devra notamment examiner les garanties financières présentées par les investisseurs avant de se prononcer.
75 % du FC Nantes des supporters ne croient pas à une validation de la DNCG
Un pessimisme qui semble également largement partagé par les supporters nantais ayant participé à notre sondage. Sur le compte X de BUT! Nantes, nous vous avons demandé si vous pensiez que le projet de rachat de Paulo Tavares serait validé par la DNCG. Le résultat est sans appel : 75 % des votants estiment que le projet ne sera pas validé par l’instance financière, contre seulement 25 % qui croient à une issue favorable.
Autrement dit, trois participants sur quatre ne voient pas le repreneur portugais franchir cet obstacle décisif. Un véritable désaveu en matière de confiance qui illustre les nombreuses inquiétudes entourant cette opération. Après l’avis défavorable du CSE et les réserves exprimées sur la solidité financière du projet, Paulo Tavares devra désormais convaincre la DNCG pour espérer finaliser le rachat du FC Nantes. Reste à savoir si l’homme d’affaires portugais parviendra à déjouer les pronostics et à rassurer sur sa capacité à assurer l’avenir financier des Canaris.

















