Un attaquant annoncé dans le viseur du club phocéen. Présentation d'une forte tàªte.
La France du football a appris à connaà®tre son nom il y a un mois à l'occasion d'une passe d'arme avec Layvin Kurzawa, les deux hommes s'étant mutuellement chambrés avec leurs équipes Espoirs respectives à l'occasion des barrages de l'Euro remportés par les Scandinaves. Car oui, John Guidetti est une grande gueule. Une sorte de Zlatan Ibrahimovic en plus jeune et – pour l'instant – moins talentueux màªme s'il a récemment été adoubé par l'attaquant du Paris Saint-Germain qu'il pourrait remplacer ce soir face aux grands Bleus.
« Je suis resté un petit merdeux arrogant »
Guidetti, c'est l'histoire d'une promesse. D'un mec tatoué, avec un caractère de cochon assumé. « A trois ans, j'étais un petit merdeux arrogant et je suis resté un petit merdeux arrogant. Aimez-moi ou détestez-moi, mais je serais toujours ainsi », avait-il lâché le mois dernier. Une sortie qui n'est pas sans rappeler la fameuse diatribe de Zlatan Ibrahimovic à ses débuts face aux journalistes de l'Ajax Amsterdam (« Moi, je suis Zlatan mais vous, vous àªtes qui, putain ? »)
A 22 ans, Guidetti a perdu du temps. Beaucoup de temps. En ce début du mois de novembre, l'attaquant pràªté par Manchester City retrouve la sélection A pour la première fois depuis ans. Pour la première fois depuis qu'un sale virus lui a paralysé la jambe près de deux années durant entre 2012 et 2014. Brillamment relancé avec le Celtic Glasgow en pràªt (9 buts en 10 apparitions toutes compétitions confondues) après un passage mitigé de quelques semaines à Stoke City, le natif de Stockholm est revenu sur le devant de la scène.
Plus de 200 000€ par mois de salaire !
Attaquant habile au gabarit moyen (1m85, 79 kg), l'intéressé a grandi au Kenya sur les traces d'un père enseignant. Il a ensuite fait ses gammes au pays dans le petit club de Brommapojkarna avant de débarquer à Manchester City à 16 ans. Pràªté à son club formateur en 2010 (8 apparitions, 3 buts), Guidetti n'a fait qu'une brève apparition chez les Citizens avant d'enchaà®ner les pràªts. D'abord à Burnley (D2), puis au Feyenoord où il éclot vraiment en 2011-12 (20 buts en 23 matches).
Contraint de repartir à zéro après sa grave blessure, l'intéressé a fait preuve d'un mental étonnant. Libre en juin prochain à l'issue de son pràªt en Ecosse, l'homme au salut militaire attise déjà quelques convoitises. L'OM, qui va chercher un remplaà§ant à André-Pierre Gignac, fait partie de ceux-ci. Mais les Phocéens vont devoir payer le prix fort car le gamin émarge aujourd'hui à un salaire supérieur à 200 000€ par mois. Vu sa nouvelle cote sur le marché, il n'a aucune raison de faire des efforts”¦















