L'occasion pour l'ancien Valenciennois de balancer ses vérités sur la crise que traverse l'Olympique Lyonnais.
Gaël, pouviez-vous imaginer en arrivant que vous seriez 14e de Ligue 1 fin octobre ?
Gaël Danic : Non, forcément. Personne ne l'imaginait ici. On est dans une période délicate. Est-ce un mal pour un bien ? Je l'espère. Peut-àªtre que si on revient dans un cycle plus positif, on ne s'endormira pas sur nos lauriers. Aujourd'hui, il n'y a que dix journées de jouées. Il n'est pas encore trop tard pour inverser cette tendance. Durant la quinzaine, on a retrouvé certaines valeurs et c'est de bon augure pour le match de Bordeaux ce week-end.
Quels sont les indices qui vous laissent à penser que l'OL est sur la bonne voie ?
Déjà , il y a eu énormément de dialogues. Les joueurs n'acceptaient pas la situation màªme si on sait tous qu'on ne la doit qu'à nous-màªmes. J'ai vu de la communication, de l'envie de parler les uns avec les autres pour comprendre ce qu'on a pu faire de moins par rapport au début de saison. On veut sortir de cette spirale négative dont on est les acteurs. Seuls nos prestations individuelles nous feront sortir de cette zone.
« On ne veut pas àªtre cette équipe qui marque la chute de l'OL »
Quels étaient les points noirs ?
Compte-tenu des premiers matchs face à Zurich, Sochaux et Nice, on s'est peut-àªtre vu trop beau. On s'était peut-àªtre dit que c'était un joli pied de nez à ceux qui nous prédisaient une saison plus difficile. On s'est enflammé et on a perdu de vue l'objectif de résultats. Depuis, il y a eu une vraie remise en question individuelle et collective. Cela s'est transformé dans les comportements à l'entraà®nement. On fait plus d'efforts. Y compris certains qu'on ne faisait plus auparavant.
Sentez-vous le vestiaire vexé par la dernière claque infligée à Montpellier (1-5) ?
Vexés, on l'est forcément. Lyon a un passé. On ne veut pas àªtre cette équipe qui marque le début de la chute de l'Olympique Lyonnais. On est vexé en tant qu'hommes, en tant que joueurs. Cela fait partie des discussions que l'on a pu avoir, au-delà de la manière qu'on a pu montrer. On ne veut plus de à§a”¦
Recueilli par Alexandre CORBOZ, à Tola Vologe.















