FC Nantes : de nouveaux éléments inquiétants dévoilés sur la fortune de Waldemar Kita

FC Nantes : Waldemar Kita approché par un club polonais en difficulté ?

Le parquet national financier a ouvert une enquête visant le président du FC Nantes Waldemar Kita. Les comptes du patron des Canaris sont passés au peigne fin. 

Le calvaire de Waldemar Kita en 2019 se poursuit. Un mois après la disparition d’Emiliano Sala dans un accident d’avion, le président du FC Nantes se retrouve au cœur d’investigations sur des soupçons de fraude fiscale. Mardi matin, des perquisitions ont eu lieu dans les locaux du club, à la Jonelière, ainsi qu’à Paris.

Une information confirmée par le parquet national financier, qui a indiqué à L’Équipe avoir ouvert une enquête préliminaire sur la « situation fiscale personnelle » de l’homme d’affaires. Selon le quotidien sportif, les perquisitions parisiennes menées par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales se sont déroulées dans les laboratoires Vivacy, l’entreprise de Kita spécialisée en médecine esthétique, ainsi qu’à son domicile. Ces dernières années, le nom de Kita (64 ans) est apparu à plusieurs reprises dans des affaires fiscales.

Récemment, le journal économique belge L’Écho indiquait qu’une très grande partie des actions du club (plus de 99%) était détenue par une société basée en Belgique, Flava Groupe, appartenant au président nantais et à son fils Franck, directeur général du FC Nantes. Ce jeudi, L’Équipe a consulté les comptes de l’entreprise pour l’année 2017 et confirme cette thèse. « Dans ces documents financiers, l’adresse indiquée pour Waldemar Kita se situe à Uccle, une commune de la région de Bruxelles-Capitale connue pour accueillir de nombreuses grandes fortunes et des exilés fiscaux français, précisent nos confrères. Selon L’Écho, le montage financier autour du FC Nantes avait pour but d’éviter les impôts sur les plus-values réalisées lors de la vente des actions. »

Contacté, l’entourage de Waldemar Kita « se refuse à tout commentaire sur la procédure » en cours.

JP