Si la victoire du FC Nantes à Marseille ce dimanche a fait naître de réels espoirs pour la suite de la saison, tout n’est pas si rose à la Jonelière. Heureusement, Ahmed Kantari veille au grain.
Le succès du FC Nantes sur la pelouse de l’OM (2-0) a redonné de l’air aux Canaris dans la course au maintien. Pourtant, en interne, Ahmed Kantari reste lucide. À la Jonelière, tout n’est pas encore rentré dans l’ordre, et le nouvel homme fort du vestiaire n’entend rien laisser passer.
Une tension vite identifié
Selon L’Équipe, un accrochage est survenu récemment à l’entraînement entre Kelvin Amian et Dehmaine Tabibou. Un épisode de brouille comme il peut en exister dans un groupe sous pression, mais hors de question pour le coach du FC Nantes de laisser la situation s’envenimer. Le message est clair : l’opération maintien ne tolérera aucun débordement, même mineur. Le technicien a immédiatement repris la main pour éviter toute dérive et rappeler à chacun ses responsabilités. À Nantes, l’heure n’est plus aux états d’âme individuels, mais au collectif.
Kantari serre la vis
Cette altercation n’est pas un cas isolé dans un contexte où le staff a également constaté quelques retards récents. Là encore, la réponse a été ferme. Les joueurs concernés ont été convoqués et sanctionnés, histoire de marquer les esprits et de poser un cadre strict dès maintenant. Kantari a également resserré les règles du quotidien. Fini les larges plages horaires pour les repas. Là où les joueurs disposaient auparavant d’une heure pour le petit-déjeuner ou le déjeuner, tout le groupe est désormais attendu à la même heure. Objectif : recréer de la cohésion, du cadre et une vie collective plus structurée.
Un chantier physique prioritaire
Sur le terrain aussi, le ton a changé. L’un des premiers constats du staff du FC Nantes concerne le déficit physique observé chez certains joueurs. Une partie du staff médical avait déjà fait remonter des alertes, et la rencontre à Marseille n’a fait que confirmer ces manques. Le symbole est parlant : Junior Mwanga, perclus de crampes après seulement une heure de jeu au Vélodrome. Pour Kantari, cela ne laisse aucun doute. Le travail de force, d’intensité et de courses va être renforcé à la Jonelière dans les semaines à venir.
Un maintien qui se gagne au quotidien
Cette fermeté assumée montre que le FC Nantes ne veut plus subir. La victoire à Marseille a offert un bol d’air, mais elle ne doit pas masquer les chantiers encore ouverts. Discipline, engagement physique et exigence collective sont désormais non négociables. Avec Kantari, le message est limpide : le maintien ne se gagnera pas seulement le week-end, mais chaque jour à l’entraînement. Et à Nantes, ceux qui ne rentreront pas dans le rang risquent vite de le comprendre.



















