La fête aurait pu être totale au Bernabéu après la large victoire du Real Madrid face au Betis (5-1). Mais derrière le score fleuve, la tension s’est invitée sur le bord du terrain entre Vinícius Júnior et Xabi Alonso.
Un Real Madrid impitoyable, un public en liesse et un Betis vite dépassé : le scénario était écrit. Les Merengue, portés par un Gonzalo Garcia étincelant – auteur d’un triplé qui confirme son ascension éclatante dans l’effectif madrilène – n’ont laissé aucune chance à leurs adversaires de dimanche (5-1). Titulaire surprise en attaque, Garcia a régalé, cristallisant une partie de l’attention médiatique, comme le souligne l’analyse de la victoire éclatante du Real Madrid face au Betis. Mais derrière la performance collective, un malaise s’invite. Vinícius Júnior, encore une fois, est sorti du terrain sous les sifflets du Bernabéu. Le Brésilien traverse une période compliquée, incapable d’inverser la tendance négative avec son public. Même au cœur d’un succès retentissant, la séparation semble de plus en plus marquée.
Vinícius, des sifflets persistants au Bernabéu
Auréolé d’un statut de star, Vinícius traverse la rencontre sans véritable éclat au Real Madrid. Son impact offensif est discret, mais c’est surtout son attitude défensive qui a fait bondir l’encadrement madrilène. Les supporters ne lui pardonnent rien et le font savoir à chaque contact avec le ballon. Devenu le visage d’un malaise, il s’enfonce dans l’ambiguïté de sa place dans le collectif. Pourtant, l’équipe déroule, les buts s’enchaînent, mais pour l’ailier, l’ambiance reste irrespirable. Devant des performances en demi-teinte, la question plane : jusqu’à quand Vinícius pourra-t-il ignorer la défiance du public, alors même que les jeunes comme Garcia s’imposent peu à peu dans l’ombre de la nouvelle ère merengue ?
Xabi Alonso s’emporte contre lui en plein match
La séquence marque les esprits. Sur le bord du terrain, Xabi Alonso ne cache plus son irritation à l’encontre de Vinícius. Visiblement excédé par le manque d’implication défensive du Brésilien, le coach se lève, gesticule et laisse exploser son agacement. Les caméras d’El Chiringuito capturent l’instant clé : “fais le pressing, putain !”, lance Alonso, exigeant une réaction immédiate et une intensité qu’il estime insuffisante. Ce moment d’autoritarisme souligne à quel point l’exigence tactique ne laisse plus la place à la passivité, même pour les têtes d’affiche. L’épisode a rapidement fait le tour des réseaux, tout comme la réaction du coach en conférence de presse, où la fermeté d’Alonso sur le sujet n’a laissé aucun doute sur ses attentes.
Quel impact pour la suite au Real Madrid ?
Ce recadrage public ne restera pas sans conséquences. En attaquant frontalement la nonchalance défensive de Vinícius, Alonso pose un marqueur fort : dans ce Real Madrid new-look, aucune superstar n’est intouchable. Cette prise de position peut renforcer la cohésion du groupe, à l’image de l’opposition en interne, mais risque aussi d’alimenter les doutes autour de la pérennité de Vinícius au sommet du projet blanc. Avec la pression croissante sur le banc, Xabi Alonso s’autorise à secouer les statuts. Pour le public madrilène, l’heure n’est plus à la complaisance, mais à la construction d’une équipe soudée où l’investissement défensif prime sur le reste. Le Real Madrid sort vainqueur de ce choc face au Betis, mais la victoire s’accompagne d’un signal fort. Désormais, chaque action, chaque attitude individuelle sera scrutée à la loupe. Le Bernabéu, lui, attend plus. Beaucoup plus.



















