Responsable sur les deux buts encaissés à Lisbonne (1-2) mardi, le gardien du PSG Lucas Chevalier voit les critiques s’abattre sur lui. Jérôme Alonzo lui donne un conseil issu de ses années à l’OM.
La pause n’aura pas duré bien longtemps pour Lucas Chevalier… Très critiqué pour ses premiers mois au PSG, l’ancien Lillois s’est blessé, a vu Matvei Safonov réussir un intérim brillant mais se blesser à son tour, ce qui lui a permis de briller contre l’OM dans le Trophée des champions (2-2, 3 t.a.b à 1). On pensait alors sa carrière parisienne lancée mais on se trompait. A Lisbonne, mardi soir, Chevalier s’est manqué sur les deux buts portugais alors qu’il n’a rien eu à faire du match. Sur le premier, il dégage en corner un ballon qu’il aurait pu capter, ce qui aboutit à l’ouverture du score. Sur le second, il détourne une frappe lourde de 20 mètres sur la tête de Luis Suarez. Les supporters du PSG se déchaînent sur les réseaux contre lui et pas sûr que le soutien de Luis Enrique suffise à le sauver encore longtemps.
« J’ai le même âge que Lucas Chevalier quand je débarque à Marseille et, comme lui, il n’y a rien qui va… »
Son cas a été débattu sur le plateau de La Chaîne L’Equipe hier soir. Jérôme Alonzo a exhumé un souvenir vieux de 30 ans, remontant à son époque à l’OM, pour inciter Lucas Chevalier à faire évoluer son jeu : « J’ai le même âge que Lucas Chevalier quand je débarque à Marseille et, comme lui, il n’y a rien qui va. C’est là que Gérard Gili débarque comme entraîneur, il m’attrape un lundi maintenant et me dit : « Tu sais, Jérôme, le vestiaire, il n’en peut plus de toi. Tu fais pas un arrêt… ». J’ai 23 ans, le vestiaire, c’est Casoni, Dib, Cascarino, Ferreri, Ferrer, Jambay, Marquet, vous voyez le genre ? Il me dit « Le vestiaire n’en peut plus de toi. Et dans un mois, je ne pourrai plus rien faire pour toi. Mais si tu veux, je peux t’apprendre et t’accompagner pour devenir le gardien de but de l’OM. Et gardien de but de l’OM, c’est pas rien. Il y aura un avant et un après. Si tu veux, je t’aide. Sinon, dans un mois, c’est fini pour toi » ».
« Tu dois changer ta manière d’être sur un terrain, sinon tu es mort ! »
« Et pendant deux semaines, il me convoque toutes les deux semaines pour changer d’attitude. Il mettait des ballons dans la profondeur ou tirait des corners et me disait : « Je veux que tu hurles, je veux que tu te tiennes droit, je veux que tu deviennes méchant ! Tu dois changer ta manière d’être sur un terrain, sinon tu es mort ! ». Je suis devenu un autre. Et mes partenaires l’ont vu, ont vu que j’avais fait un effort et ils m’ont respecté. Ça a été un tournant dans ma carrière. »
Lucas Chevalier doit-il apprendre à devenir plus méchant, comme le suggère Jérôme Alonzo ? Ou simplement prendre la mesure de son nouveau club ? Ce qui est sûr, c’est que le temps presse pour l’ancien Lillois car Matvei Safonov finira bien par revenir de blessure et vu les prestations du Russe lors de son intérim, il méritera assurément de devenir titulaire…


















