La Brigade Loire, principal groupe de supporters du FC Nantes, a publié un communiqué synonyme de gros coup dur pour Ahmed Kantari et ses hommes.
Après avoir quitté le stade de La Beaujoire peu avant la mi‑temps du match contre Nice (1‑4) le week-end dernier, la Brigade Loire, principale association de supporters ultras du FC Nantes, a publié un communiqué ce jeudi pour annoncer une pause dans son soutien à l’équipe, comme pressenti.
Dans ce texte, le groupe explique avoir pris cette décision en raison de son incapacité à assurer un soutien digne malgré le score, conséquence d’une « humiliation générale » vécue tant sur le terrain que dans la gestion globale du club. Les ultras rappellent leur frustration profonde face à une saison difficile, une ambiance en berne et des perspectives jugées inexistantes.
La Brigade Loire précise toutefois qu’elle garde sa place en tribune Loire et en parcage, et continuera à afficher une banderole exprimant son état d’esprit jusqu’à ce qu’elle estime pouvoir reprendre un soutien actif et constructif.
Ce communiqué marque un tournant dans la contestation déjà ancienne des supporters envers les Kita, traduisant un ras‑le‑bol grandissant après une accumulation de mauvais résultats et une désillusion profonde, tant sportive qu’institutionnelle. Une terrible nouvelle pour le FCN, quand on sait à quel point la Brigade Loire est d’un précieux soutien. La course au maintien prend un nouveau coup dans l’aile…
Le communiqué complet de la Brigade Loire
« Dimanche dernier, alors que le FC Nantes venait d’encaisser un troisième but juste avant la mi-temps, la Brigade Loire a décidé de retirer sa bâche, de ranger son matériel et de quitter le stade. Un geste lourd de sens, résumé en une phrase simple : nous avions besoin de faire une pause.
Resituons le contexte : nous dénonçons la gestion de la famille Kita depuis plus de quinze ans. Tout le monde le sait. C’est même devenu l’une des contestations les plus emblématiques du football français.
Recrutement incohérent, valse des entraîneurs, absence de directeur sportif à la Jonelière et refus obstiné d’en nommer un, projet sportif inexistant… Autant de griefs que nous pointons depuis tant d’années. Le FC Nantes est devenu un running gag du football français, le symbole d’un club mal géré.
Nous avons utilisé tous les moyens possibles pour faire bouger les choses, en vain. Sous l’ère Kita, la situation est, très sincèrement, inextricable. Et la seule issue positive se résume par la banderole que nous sortons à chaque match : « Le FC Nantes doit être vendu ! ».
Pour autant, le FC Nantes reste notre club. Malgré nos critiques sur sa gestion — dont découle tout le reste — nous avons choisi de le supporter de la manière la plus passionnée possible. Nous sommes des ultras, nous vivons le stade ainsi. C’est notre façon de défendre notre groupe, notre tribune, notre ville et l’image que nous voulons projeter du FCN.
Nos tifos, notre soutien, tout ce que nous pouvons produire de positif en tribune constitue le meilleur argument marketing et commercial d’une direction que nous rejetons. Nous en sommes pleinement conscients. Nous agissons de manière schizophrène, et nous l’assumons.
Cette saison, nous avons voulu croire en cette jeune équipe et en son entraîneur. Nous les avons rencontrés, encouragés et soutenus. Après chaque défaite, nous avons fait preuve de la plus grande indulgence. Même si la gestion du FC Nantes est synonyme d’amateurisme, nous voulions croire en une équipe qui se bat pour nous. Nous espérions offrir un peu de joie à ce public de la Beaujoire qui le mérite tant. Mais le constat est là : notre équipe ne triche pas, mais elle n’est pas au niveau.
Au lieu d’apporter un souffle d’espoir, elle nous enferme dans un cycle abominable. Depuis le début de la saison 2023-2024, 46 matchs à la Beaujoire toutes compétitions confondues, seulement 9 victoires. 38 points pris, sur 129 possibles. La dernière victoire à la Beaujoire remonte à août. Il n’y a aucune place pour l’enthousiasme. Depuis plusieurs matchs, la motivation en tribune a cédé la place à l’épuisement, au dépit et à la lassitude. Et lorsque le troisième but a été encaissé contre Nice, toute motivation s’est éteinte.
Oui, c’est une réaction directement liée aux résultats : une victoire aurait offert une autre issue en tribune.
Mais elle est aussi intrinsèquement liée au contexte global du club : dans les moments sportifs difficiles, nous ne pouvons pas nous raccrocher à l’espoir que le club travaille sainement pour son avenir. La gestion reste inchangée, la direction immuable, et aucune perspective d’évolution ne semble possible. Nous ne pouvons nous raccrocher à rien.
Pire encore, le reste du public de la Beaujoire, lui, se raccroche à nous : nombreux sont ceux qui viennent encore pour l’ambiance et la ferveur de la Loire.
Nous ne pouvions plus, dans l’immédiat, supporter cette perpétuelle humiliation générale, du terrain aux bureaux de la direction.
Face à notre incapacité à assurer un soutien digne malgré le score, nous avons donc décidé de le mettre en pause. Parce que nous en avions besoin. Nous gardons notre place en tribune Loire et en parcage, et nous nous regroupons derrière une banderole exprimant notre état d’esprit. Nous n’exprimons aucune condition pour notre retour, qui pourra se faire dans trois matchs comme dans trois mois. Nous reprendrons lorsque nous aurons retrouvé la foi d’être les meilleurs représentants de ce qu’il reste de l’institution FC Nantes.
BRIGADE LOIRE | 1999« .
🚨 𝗟𝗘 𝗖𝗢𝗠𝗠𝗨𝗡𝗜𝗤𝗨𝗘́ 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗕𝗥𝗜𝗚𝗔𝗗𝗘 𝗟𝗢𝗜𝗥𝗘 ! 💚💛
— Actu Ligue 1 (@ActuL1_) January 29, 2026
Les ultras de la Brigade Loire confirment leur besoin de « faire une pause ». 😬
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