Battue à domicile par Boulogne-sur-Mer (0-1), l’ASSE a livré son plus mauvais match de la saison pour les adieux d’Eirik Horneland. Philippe Montanier a du pain sur la plain pour redresser cette équipe…
Avec les défaites de Troyes et Dunkerque, l’ASSE avait un bon coup à jouer contre Boulogne-sur-Mer samedi soir, et beaucoup à se faire pardonner après sa défaite à Reims (0-1), fatale à Eirik Horneland. Le technicien norvégien était présent sur le banc et on se disait que ses joueurs allaient tout donner pour lui permettre de partir sur une victoire, mais on a vite compris que c’était beaucoup trop leur demander. Sous les yeux d’Ivan Gazidis, qui avait pris soin de rencontrer les Ultras quelques heures plus tôt, Ferreira a donné le ton en ratant ses premières passes avant de se faire expulser suite à deux fautes grossières, au bout de 25 minutes. Bien organisés, les joueurs de Boulogne n’en demandaient pas tant et ils ont profité d’une perte de balle pour ouvrir le score sur une action qui s’est développé sur le côté gauche de la défense stéphanoise, déserté par ce pauvre Ben Old.
Horneland a payé jusqu’au bout ses mauvais choix et ceux de Kilmer Sports
Ferreira et Old fautifs, Tardieu, Miladinovic à la dérive, Cardona complètement à côté de la plaque, Stassin beaucoup trop mou, aucune maitrise collective, aucun tir cadré de toute la partie : l’ASSE a livré une nouvelle prestation indigne, sans doute la pire de sa piètre saison, sous les hués des 30 000 spectateurs du Chaudron. Pour la « der » d’Horneland, c’était le bouquet final ! Comme un condensé de son année dans le Forez, le Norvégien aura à la fois payé jusqu’au bout ses propres mauvais choix et ceux de ses dirigeants. Une certitude : cette nouvelle défaite face au promu nordiste, saluée par des « Vous êtes des nuls » descendus des kops, a confirmé que l’ASSE allait droit dans le mur avec Horneland. Vu son état, on souhaite bonne chance à Philippe Montanier, qui sera présenté ce lundi. De retour d’Australie où il était en plein tour du monde avec son épouse, l’ancien gardien de but a dû avoir les yeux qui piquaient en regardant le match. Incontestablement, Montanier a du pain sur la planche pour redresser cette équipe plombée par les blessures et ses manquements, qu’ils soient physiques, techniques ou psychologiques. Zuriko Davitashvili a rappelé hier soir que le classement restait toujours aussi serré, mais il va falloir un sacré électrochoc pour que Montanier remette sur pieds ces Verts-là. On lui souhaite bien du courage pour remettre les têtes à l’endroit et on a hâte de voir si avec lui, Cardona redeviendra le Cardona d’il y a deux ans, si Stassin se bougera un peu plus pour retrouver le chemin des filets, si les centres d’Old arriveront et s’il se prendra moins de petits ponts, ou s’il fera autant confiance à Tardieu. S’il fera de Ferreira ou d’Annan des chevaux de course dans leurs couloirs, aussi. Au vu de la purge de samedi soir, c’est sur un champ de ruines que Montanier devra reconstruire, avec ces joueurs là, et avec Kanté et peut-être avec une ou deux autres recrues de dernière minute. Un sacré chantier. Et un nouveau virage à ne pas rater, tant le projet KSV se retrouve dans le viseur des supporters. Et en première libre, maintenant qu’Horneland n’est plus dans le décor.
ASSE – Des supporters en colère à la sortie du stade #ASSE https://t.co/M4zWPTTGDm
— Envertetcontretous (@Site_Evect) January 31, 2026





















