Le biveau affiché par le PSG à Monaco en barrage aller de la Ligue des Champions fait débat au sein de la rédaction de But Football Club.
« À ce stade, le PSG a plus de failles que l’an dernier »
« À date, le PSG ne présente pas le visage d’un futur vainqueur de Ligue des Champions. Hier soir à Monaco (3-2), l’équipe a encore montré ses fragilités : menée 2-0, elle a pris l’eau. Son pressing, censé étouffer l’adversaire, a été loin d’être efficace, et le déplacement collectif du bloc, si harmonieux lorsque tous les joueurs effectuent leurs efforts en même temps, s’est parfois complètement disloqué. Attaquer à onze et défendre à onze reste un mantra dans la philosophie de Luis Enrique, mais l’Espagnol n’a pas pu être satisfait de ce qu’il a vu en Principauté. Il gardera forcément un œil attentif sur les courses défensives et les positionnements à la perte du ballon lorsqu’il préparera son débriefing pour l’équipe.
De plus, certaines prestations individuelles ont pesé lourd. Nuno Mendes a enchaîné un deuxième match moyen, incapable de peser dans ses duels (8 gagnés sur 16) et enchaînant les pertes de balle (20). Marquinhos n’a guère mieux réussi dans l’agressivité et a été coupable sur les deux buts monégasques, son positionnement laissant des espaces inquiétants. Mais la fébrilité ne se limite pas à la défense : maître du pressing au milieu et chef d’orchestre habituel, Vitinha a été en dessous de son niveau, profitant surtout de la baisse de régime des Monégasques après l’expulsion d’Alexandre Golovine pour briller ponctuellement. Si le PSG veut réellement conserver son titre européen, une remise à niveau collective et des ajustements collectifs sont indispensables. Le talent seul ne suffira pas pour soulever la Ligue des Champions. »
Bastien Aubert
« Le Bayern en perte de vitesse, je ne vois pas d’autre favori »
« Il faut se méfier des équipes qui carburent à l’ordinaire en automne et en hiver. Généralement, elles passent au super au printemps, quand tout se joue. Il faut aussi se rappeler que le PSG paye doublement son incroyable saison dernière, d’abord en n’ayant eu aucune préparation physique l’été passé puis en ayant accumulé énormément de blessures. Je pense que Luis Enrique, qui a une énorme expérience du haut niveau, a intégré tous ses facteurs et fait en sorte que son équipe soit performante à partir du mois de mars, quand tout va se jouer.
Donc oui, à mes yeux, le PSG est toujours le principal favori à sa succession. Surtout que je ne vois pas de rival supérieur actuellement. Le Bayern l’a été en première partie de saison, mais il marque le pas depuis plusieurs semaines. Peut-être que lui aussi s’apprête à redémarrer au sprint à partir de mars… Les usual suspects comme le Real Madrid, le FC Barcelone ou Manchester City ont trop de lacunes dans leur jeu depuis le début de la saison pour espérer briguer la victoire finale. Arsenal n’a jamais rien réussi de bon en C1, Liverpool est branché sur courant alternatif, l’Inter Milan n’impressionne pas… Je ne vois pas meilleur que le PSG actuellement, même si le Bayern pourrait chambouler cet avis si jamais il retrouve sa grande forme de l’automne. »
Raphaël Nouet



















