Fin janvier, l’entraîneur du PSG, Luis Enrique, se félicitait de jouer les play-offs de la Champions League afin que son équipe ne perde pas le rythme. Mais il a demandé le report du match contre Nantes pour ne jouer que quatre match en mars…
On le sait, Luis Enrique cultive la méthode Coué. L’entraîneur du Paris Saint-Germain assume un discours résolument positif, quitte à flirter parfois avec la contradiction.
Satisfait du report contre Nantes
Samedi, après la courte victoire au Le Havre AC (1-0), le technicien espagnol s’est réjoui du report de la rencontre face au FC Nantes, initialement placée entre les deux huitièmes de finale de UEFA Champions League contre Chelsea FC.
« C’est très positif. Je pense que c’est important pour la ville de Paris mais aussi pour la France », a-t-il assuré.
Un discours logique dans une période où chaque jour de récupération peut peser lourd, surtout face à un adversaire anglais réputé pour son intensité.
Un discours à géométrie variable
Le problème, c’est que cette sortie tranche avec d’autres déclarations récentes. Le 19 janvier, à la veille d’un déplacement perdu à Lisbonne face au Sporting CP (1-2), Luis Enrique expliquait… qu’un calendrier plus chargé n’était pas forcément une mauvaise chose.
Il évoquait même le manque potentiel de matches en cas de qualification directe, regrettant l’absence de barrages et de tours supplémentaires en Coupe de France. Une sortie qu’il qualifiait lui-même de « contradictoire » ou « paradoxale ».
Et quelques mois plus tôt, en septembre, l’ancien sélectionneur espagnol pointait du doigt un calendrier surchargé, responsable selon lui de la multiplication des blessures dans son effectif.
Chelsea, l’anti-discours
Ironie du sort, son futur adversaire européen n’a pas ce luxe. En mars, Chelsea enchaînera sept rencontres, dont un choc face à Newcastle United entre les deux confrontations contre Paris.
Les Blues, eux, jouent tout le temps, et beaucoup. Sans se plaindre publiquement du rythme.
Communication ou réelle conviction ?
Chez Luis Enrique, la frontière entre stratégie de communication et conviction profonde reste floue. Son objectif est clair : protéger son groupe, maintenir une dynamique mentale positive et éviter toute excuse publique.
Mais à force d’alterner entre complaintes sur le calendrier et satisfaction face à un agenda allégé — ou inversement — le discours finit par interpeller.
Reste que, contradictions ou pas, seule la vérité du terrain comptera. Si le PSG élimine Chelsea, le report contre Nantes apparaîtra comme une décision pleine de bon sens. Dans le cas contraire, les déclarations du technicien espagnol risquent d’être ressorties… et analysées avec un peu moins d’indulgence.
Le calendrier de fin de saison du PSG
06/03 : PSG-Monaco (25e journée de Ligue 1)
10/03 : 8es de finale aller de la Champions League
18/03 : 8es de finale retour de la Champions League
22/03 : Nice-PSG (27e journée de Ligue 1)
05/04 : PSG-Toulouse (28e journée de Ligue 1)
07/04 : Quart de finale aller de la Champions League
12/04 : Lens-PSG (29e journée de Ligue 1)
14/04 : Quart de finale retour de la Champions League
19/04 : PSG-Lyon (30e journée de Ligue 1)
23/04 : PSG-Nantes (26e journée de Ligue 1)
26/04 : Angers-PSG (31e journée de Ligue 1)
28/04 : Demi-finale aller de la Champions League
03/05 : PSG-Lorient (32e journée de Ligue 1)
05/05 : Demi-finale retour de la Champions League
09/05 : PSG-Brest (33e journée de Ligue 1)
16/05 : Paris FC-PSG (34e journée de Ligue 1)
30/05 : Finale de la Champions League



















