Le président de l’ASSE, Ivan Gazidis, a pris la parole dans une tribune publiée ce samedi 4 avril dans Le Progrès pour dénoncer la nouvelle procédure visant à dissoudre les deux principaux groupes de supporters du club, les Magic Fans et les Green Angels.
Un rôle historique et social des groupes ultras
Dans sa tribune, Gazidis rappelle l’importance des supporters stéphanois dans la vie du club et de la ville. Il écrit :
« Quiconque a assisté à un match à Geoffroy-Guichard sait que les groupes de supporters de l’AS Saint-Étienne occupent une place singulière dans la vie du stade et de la ville toute entière. […] Par leur ampleur, leur histoire et leur ancrage local, ils rayonnent bien au-delà des tribunes… »
Les Magic Fans (créés en 1991) et les Green Angels (créés en 1992) sont deux groupes historiques de supporters présents dans les kop nord et sud du stade Geoffroy-Guichard.
Un travail de sécurité jugé renforcé par le club
Gazidis reconnaît que des incidents continuent d’exister, mais il défend fermement les mesures mises en place par l’ASSE :
« La situation est-elle parfaite ? Non. Des incidents existent encore. Mais ils ne sont ni ignorés ni minimisés. Ils sont traités, suivis et sanctionnés… »
Il met en avant le renforcement des dispositifs de sécurité, l’amélioration des capacités d’identification et la structuration d’une réponse disciplinaire, ainsi qu’un dialogue constant avec les autorités et les groupes de supporters.
Contestation de la dissolution comme réponse
Le président du club s’interroge sur l’efficacité de la dissolution comme réponse aux problèmes de violence :
« En quoi la dissolution de deux groupes de supporters au sein d’un même club constitue-t-elle aujourd’hui la réponse la plus utile, la plus cohérente et la plus efficace contre la violence dans et autour des stades ? »
Pour Gazidis, dissoudre des groupes « structurés, identifiés et engagés dans un dialogue suivi » ne ferait que déplacer les tensions vers des espaces « moins visibles, moins encadrés et plus difficiles à maîtriser ».
Appel au dialogue et à une action collective
Le président insiste sur la responsabilité individuelle des auteurs d’actes répréhensibles, tout en rejetant une réponse collective basée sur la dissolution :
« Nous croyons à la fermeté. Nous croyons à la responsabilité individuelle […] Mais nous ne croyons pas qu’affaiblir les cadres de dialogue et les interlocuteurs identifiés soit la meilleure manière de renforcer durablement l’ordre public. »
Il conclut sa tribune en affirmant que :
« La sécurité dans les stades mérite mieux qu’un bouc émissaire. Elle mérite du dialogue, de la fermeté et une action collective efficace. »
Une mobilisation forte autour des ultras
La menace de dissolution des Magic Fans et des Green Angels avait déjà provoqué une forte mobilisation l’an dernier à Saint-Étienne, avec des milliers de personnes descendues dans les rues pour soutenir les ultras face à cette procédure envisagée par le ministère de l’Intérieur.
🚨 Ivan Gazidis SOUTIENT à nouveau ses ultras face à la dissolution !
— Ferveur Verte (@FerveurVerte_) April 4, 2026
« La LFP souligne elle-même la qualité du dispositif de sécurité mis en place à Saint-Étienne, parmi les plus performants au niveau national.
Dissoudre des groupes structurés, identifiés et engagés dans un… pic.twitter.com/qwpBjf6GyA







