Le FC Nantes pourrait bien tenir son nouvel entraîneur. Et ce nom, les supporters nantais le connaissent parfaitement. Selon L’Équipe et Ouest-France, Michel Der Zakarian devrait bel et bien faire son retour sur le banc des Canaris. Un come-back qui aurait de quoi faire parler, tant il semblait loin d’être le premier choix de Waldemar Kita.
D’après les dernières informations, le président nantais aurait échangé ce dimanche matin avec MDZ pour avancer sur ce dossier. Une discussion importante, qui pourrait accélérer le retour d’un entraîneur expérimenté, déjà passé par la maison jaune et verte.
Der Zakarian, le retour de l’ancien patron
Michel Der Zakarian connaît le FC Nantes mieux que beaucoup d’autres. Ancien joueur puis entraîneur du club, il incarne une forme de retour aux fondamentaux pour une équipe qui cherche à se stabiliser après une période agitée.
Son profil est clair : expérience, connaissance de la Ligue 1, autorité naturelle et capacité à structurer rapidement un groupe. Dans une situation délicate, Nantes semble donc prêt à miser sur un homme qui connaît la pression du club, de son public et de son environnement.
Sur le papier, ce choix a du sens sportivement. Mais politiquement, il raconte surtout autre chose : Waldemar Kita n’a peut-être pas vraiment eu le choix.
Kita n’en voulait pas vraiment
C’est là que le dossier prend une tournure particulière. Selon les échos autour du club, Waldemar Kita n’était pas spécialement favorable à un retour de Michel Der Zakarian. Le président nantais voulait explorer d’autres pistes, ouvrir un autre cycle, peut-être même installer un profil différent.
Mais le marché des entraîneurs ne lui a pas été favorable. Après les refus d’Olivier Pantaloni et de Philippe Montanier, le FC Nantes s’est retrouvé dans une position inconfortable. Deux échecs qui ressemblent à un véritable désaveu pour la direction nantaise.
À force de voir ses priorités s’éloigner, Kita aurait donc été contraint de revenir vers une solution qu’il ne privilégiait pas au départ. Et c’est précisément ce qui rend le retour de Der Zakarian aussi symbolique.
Un aveu d’impuissance pour la direction nantaise
Le possible retour de Michel Der Zakarian n’est pas seulement une décision sportive. C’est aussi le signe d’un FC Nantes qui peine à attirer les entraîneurs ciblés par sa direction. Dans un club où l’instabilité est devenue récurrente, les refus de Pantaloni et Montanier en disent long sur la perception du projet nantais.
Waldemar Kita se retrouve donc face à une réalité difficile : pour avancer, il doit rappeler un entraîneur expérimenté de Ligue 1, mais auquel il ne semblait pas vouloir accorder sa confiance au départ.
Ce choix ressemble alors à une solution de raison plus qu’à un vrai coup de cœur. Un retour par défaut, mais peut-être aussi le plus logique dans le contexte actuel.
Der Zakarian, la solution la plus crédible ?
Malgré ce contexte, Michel Der Zakarian peut représenter une option solide pour Nantes. Il sait où il met les pieds. Il connaît les exigences du club, la pression populaire, les limites de l’environnement nantais et les attentes d’un effectif qui aura besoin d’un cadre clair.
Son retour pourrait permettre de remettre de l’ordre rapidement. À défaut d’incarner un projet flamboyant, MDZ offre des garanties de sérieux et d’expérience. Pour un FC Nantes qui cherche d’abord à éviter une nouvelle saison sous tension, ce n’est pas négligeable.
Reste à savoir dans quelles conditions il reviendrait. Car pour fonctionner, ce retour devra s’accompagner d’un minimum de confiance entre l’entraîneur et sa direction. Et c’est précisément là que le dossier peut devenir sensible.
Un choix contraint, mais déterminant pour Nantes
Le FC Nantes semble donc se diriger vers un retour de Michel Der Zakarian. Une décision qui peut rassurer sportivement, mais qui fragilise aussi l’image de Waldemar Kita. Après avoir essuyé plusieurs refus, le président nantais donne l’impression de revenir vers une option qu’il n’avait pas vraiment envie d’activer.
Pour les Canaris, l’urgence est désormais de tourner la page et de préparer la suite. Mais ce dossier envoie déjà un message clair : Nantes ne repart pas d’une position de force.
Si Der Zakarian revient, il devra vite faire oublier les conditions de son arrivée. Quant à Waldemar Kita, il devra assumer ce choix comme une décision forte, même s’il ressemble aujourd’hui à un véritable aveu d’impuissance.





