À LA UNE DU 12 JUIN 2026

OM : Frank McCourt obligé de remettre la main au pot ?

Frank McCourt voulait tourner la page des dépenses incontrôlées. Mais une fois encore, le propriétaire américain va devoir remettre la main à la poche pour permettre à l’Olympique de Marseille d’avancer. Entre le passage devant la DNCG, le déficit à combler, la sanction attendue de l’UEFA et le nouvel organigramme à financer, l’été s’annonce déjà très coûteux sur la Canebière.

À la recherche de nouveaux investisseurs, voire d’un acheteur selon certaines sources, McCourt n’a toujours pas trouvé la solution pour alléger durablement sa charge. Résultat : comme souvent depuis son arrivée, c’est encore lui qui doit régler l’addition.

McCourt veut stopper l’hémorragie

Depuis plusieurs saisons, Frank McCourt a injecté plusieurs centaines de millions d’euros pour maintenir l’OM à flot. Mais le propriétaire américain semble désormais décidé à mettre fin à cette logique. Le départ de Pablo Longoria et l’arrivée de Stéphane Richard dans le nouvel organigramme marseillais doivent justement marquer une rupture.

L’objectif est clair : réduire les dépenses, reprendre le contrôle, assainir la gestion et éviter que l’OM ne dépende chaque été d’un nouveau chèque de son propriétaire. Mais entre le discours et la réalité, il y a encore un fossé important.

Car avant de pouvoir bâtir un modèle plus stable, Marseille doit d’abord payer les conséquences de ses choix récents.

Lorenzi, un dossier coûteux ?

Le premier dossier sensible concerne Grégory Lorenzi. Recruté en fin de contrat à Brest, le nouveau dirigeant marseillais avait pourtant signé avec l’OGC Nice. Une situation qui pourrait coûter cher à l’OM.

Marseille devra probablement trouver un accord à l’amiable avec le club azuréen, ou s’exposer à un bras de fer juridique. Une mauvaise nouvelle pour un dirigeant qui était censé arriver librement et incarner le nouveau départ olympien.

Avant même d’avoir pleinement lancé son chantier sportif, Lorenzi représente donc déjà une ligne supplémentaire sur la facture.

Habib Beye, un départ à régler avant Genesio

L’autre dossier brûlant concerne le banc. L’OM souhaite faire venir Bruno Genesio, mais pour cela, il faut d’abord gérer la situation d’Habib Beye. Le technicien se voyait bien poursuivre l’aventure à Marseille et n’a pas l’intention de se mettre volontairement en faute.

Conséquence : pour libérer la place et permettre l’arrivée de Genesio, le club phocéen devra sans doute payer. Une nouvelle dépense qui vient alourdir un été déjà tendu.

Là encore, McCourt se retrouve face à une équation qu’il connaît trop bien : pour relancer le projet, il faut d’abord sortir le chéquier.

Le dossier Greenwood bloque encore

L’OM espère évidemment compenser une partie de ses difficultés financières grâce à de grosses ventes. Mason Greenwood est le candidat idéal pour rapporter une somme importante. Mais pour l’instant, le dossier n’avance pas assez vite.

Des contacts existent, notamment avec la Roma, mais aucune opération n’est encore proche d’une conclusion. Marseille espère une vente majeure, mais les clubs intéressés doivent eux aussi trouver des liquidités avant de passer à l’action.

Ce blocage met l’OM sous pression. Car le passage devant la DNCG approche, et le club ne peut pas se permettre d’attendre indéfiniment.

Un déficit qui inquiète avant la DNCG

Le déficit prévisionnel de l’OM avoisinerait les 100 millions d’euros. Dans ce contexte, chaque mouvement compte. Chaque vente peut soulager les comptes, chaque indemnité à payer peut compliquer un peu plus la situation.

Entre les dépenses liées au nouvel organigramme, les possibles indemnités pour Lorenzi et Beye, la situation européenne à gérer et les ventes qui tardent à se concrétiser, Marseille avance sur une ligne très fine.

Frank McCourt voulait éviter de redevenir le pompier de service. Mais à court terme, il semble difficile pour l’OM de se passer de son argent.

Un propriétaire de plus en plus lassé

Cette situation permet aussi de mieux comprendre pourquoi McCourt cherche de nouvelles solutions. Trouver un investisseur, ouvrir le capital ou même envisager une vente du club : toutes les options semblent répondre à la même lassitude.

Le propriétaire américain ne veut plus payer chaque année pour réparer les déséquilibres financiers de l’OM. Mais le club reste difficile à valoriser dans son état actuel, avec des comptes fragiles, une pression populaire immense et une instabilité sportive récurrente.

L’OM doit donc vite retrouver de la crédibilité. Et cela passera par des décisions fortes, des ventes rapides et une gestion beaucoup plus stricte.

L’OM doit payer avant de reconstruire

Marseille veut ouvrir un nouveau cycle, mais ce nouveau cycle commence déjà par une facture salée. McCourt doit encore assumer les conséquences du passé avant d’espérer installer un modèle plus durable.

Lorenzi, Beye, Genesio, DNCG, UEFA, Greenwood : tous ces dossiers sont liés par une même urgence financière. L’OM a besoin d’argent, vite, et son propriétaire reste pour l’instant le principal recours.

Frank McCourt voulait serrer les boulons. Mais avant de réduire les dépenses, il va encore devoir payer. Et cette fois, l’addition commence sérieusement à peser.

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