La Coupe du Monde 2026 pourrait faire basculer le mercato de l’OM dans une autre dimension cet été.
Le mercato de l’OM évolue désormais dans un contexte totalement différent. Avec la Coupe du monde 2026 déjà en cours, le marché des transferts est entré dans une phase d’instabilité immédiate, où chaque match peut faire évoluer la valeur d’un joueur en temps réel.
« Il existe deux types de mercato »
Dans les coulisses de la Ligue 1, les acteurs du marché observent un phénomène classique mais amplifié par l’intensité du tournoi : les négociations ralentissent fortement. Comme l’explique un ancien dirigeant de l’OM dans La Provence, « il existe deux types de mercato. Celui en période de Coupe du monde, et les autres. Avec le Mondial au milieu, ça change tout ». Dans les faits, les clubs temporisent leurs décisions.
Les discussions avancent au ralenti, parfois même mises en pause, le temps d’observer les performances des joueurs engagés dans la compétition. L’incertitude est totale : un bon match peut faire exploser une cote, tandis qu’une blessure ou une contre-performance peut faire chuter une piste en quelques heures. Un agent confirme cette nouvelle dynamique, où la prise de risque devient un facteur central : les clubs hésitent à finaliser des transferts par peur de voir une cible se blesser ou, à l’inverse, devenir soudainement inaccessible financièrement.
Ounahi avait flambé au Mondial 2022
« Le Mondial peut changer la carrière du joueur moyen. S’il performe, cela prouve qu’il est capable d’être bon dans les grands matchs, sous pression. Pendant la Coupe du monde, un joueur peut gagner en quelques semaines la réputation qui se bâtit normalement en plusieurs saisons », explique-t-il. Cette réalité est bien connue des recruteurs de Ligue 1, qui vivent ce type de tournoi comme une période de forte instabilité stratégique. Un coordinateur sportif rappelle notamment le cas d’Azzedine Ounahi, dont l’éclosion sur la scène mondiale avait immédiatement fait exploser sa cote et redistribué les cartes du mercato.
« Le meilleur exemple, c’est Ounahi… ça prend tout de suite des proportions folles », résume-t-il, évoquant la pression supplémentaire mise sur les agents et les clubs après une grande compétition. Pour l’OM, cette situation est particulièrement sensible. Le club phocéen, habitué à ajuster son effectif chaque été, doit désormais composer avec un marché ultra-réactif. Une cible peut devenir inaccessible en quelques jours, tandis qu’un joueur suivi depuis des mois peut voir son statut totalement changer. Dans ce contexte, les dirigeants marseillais avancent avec prudence. Chaque décision est influencée par les performances en cours au Mondial, transformant ce mercato en véritable jeu d’observation permanente.





















