L’Olympique de Marseille est passé tout près du pire. Alors que la situation financière du club inquiétait fortement ces dernières semaines, l’OM a finalement évité une exclusion immédiate des compétitions européennes. Une décision presque inespérée, comme l’a reconnu Stéphane Richard.
Le président marseillais ne l’a pas caché : au regard des difficultés budgétaires accumulées après la saison 2025-2026, l’UEFA aurait pu frapper beaucoup plus fort.
« L’OM devait être exclu » : Richard reconnaît la gravité de la situation
Dans les colonnes de La Provence, Stéphane Richard a livré un constat particulièrement alarmant sur la situation du club phocéen.
« L’OM devait être exclu dès la saison prochaine des compétitions européennes. C’était la sanction normale compte tenu des dérapages budgétaires et financiers massifs à l’issue de la saison 2025-2026, aggravés par le non-respect du ratio entre la masse salariale et les revenus », a-t-il expliqué.
Une phrase forte qui confirme à quel point Marseille est passé près d’une catastrophe sportive et financière. Privé de Ligue Europa, le club aurait vu ses recettes chuter brutalement, tout en envoyant un signal très négatif à ses partenaires, ses joueurs et ses supporters.
Une sanction évitée, mais une énorme dette à gérer
L’OM a donc obtenu un sursis. Le club devra néanmoins composer avec une masse salariale encadrée et régler une amende de 10 millions d’euros.
Surtout, la direction marseillaise sait que le danger n’est pas écarté. Stéphane Richard estime même que l’exclusion aurait seulement aggravé une crise déjà profonde.
« Pour moi, l’exclusion n’aurait fait qu’aggraver les problèmes. Elle aurait eu un effet de choc sur le club, ses supporters et ses sponsors, sans apporter de solution à la crise », a-t-il ajouté.
Une position qui ne faisait visiblement pas l’unanimité en interne, certains considérant qu’une sanction radicale aurait pu permettre de repartir sur des bases totalement neuves.
L’OM sous pression jusqu’en 2028
La Ligue Europa reste donc une bouffée d’oxygène pour l’OM. Mais le club n’a pas le droit à l’erreur. Les dirigeants disposent désormais de deux saisons pour rétablir durablement la situation financière et respecter les exigences de l’UEFA.
Le mercato, malgré l’arrivée de Bruno Genesio sur le banc, devra être mené avec une prudence extrême. Chaque vente, chaque salaire et chaque investissement seront scrutés.
Stéphane Richard a évité une première humiliation européenne. Mais le plus difficile commence peut-être maintenant : sauver l’OM sur le long terme et éviter une sanction encore plus lourde à l’horizon 2028-2029.





















