Au lendemain de la qualification de l’Argentine pour la finale de la Coupe du Monde 2026, la presse européenne s’enflamme. En Espagne, le choc face à Lionel Messi suscite une véritable appréhension, tandis que Thomas Tuchel est désigné comme le principal responsable de l’élimination anglaise.
L’Espagne redoute l’Argentine et l’éternel Lionel Messi
L’Espagne est prévenue : pour décrocher une nouvelle étoile, elle devra faire tomber le champion du monde en titre. Si la Roja de Lamine Yamal a impressionné par la qualité de son football, personne ne semble vouloir sous-estimer une sélection argentine qui maîtrise mieux que quiconque les grands rendez-vous.
Même sans briller depuis le début de la phase finale, l’Albiceleste a systématiquement trouvé le moyen de s’imposer. Une capacité à survivre qui inquiète fortement la presse espagnole, consciente que Lionel Messi reste capable, à 39 ans, de faire basculer une rencontre sur une inspiration.
« L’Argentine est sans aucun doute l’adversaire le plus redoutable pour l’Espagne, une équipe bien organisée et habituée à une telle tension émotionnelle. Car l’Argentine cherchera à imposer son jeu physique, et elle a Messi », prévient ainsi Mundo Deportivo.
Même constat du côté de AS, qui annonce une finale spectaculaire : « L’Argentine a prouvé qu’elle avait neuf vies et que Messi voulait une nouvelle Coupe du Monde. Un football brillant et un jeu technique exceptionnel vont marquer la finale de dimanche entre l’Argentine et l’Espagne. »
Messi fait toujours trembler l’Espagne à 39 ans
En Espagne, le débat tourne évidemment autour de Lionel Messi. Malgré son âge, l’ancien génie du FC Barcelone demeure la menace numéro un pour Lamine Yamal et ses partenaires.
« Quand il se met en marche, c’est dévastateur. Il fait peur même à 39 ans », pouvait-on entendre sur le plateau d’El Larguero. Le ton était plus confiant du côté d’El Chiringuito, où certains observateurs estiment que la jeunesse et l’intensité espagnoles pourraient finir par faire la différence.
Vicente Del Bosque a cependant préféré calmer les ardeurs. « L’Argentine sera un adversaire très difficile et très compétitif », a prévenu l’ancien sélectionneur de la Roja. À quelques jours de la finale, une évidence se dégage : l’Espagne respecte profondément l’Argentine, mais elle redoute surtout le dernier grand tour de magie de Messi.
Thomas Tuchel désigné coupable du fiasco anglais
Si l’Espagne se prépare à défier l’Argentine, l’Angleterre tente encore de comprendre comment la finale a pu lui échapper. Pour la presse européenne, le principal responsable est déjà tout trouvé : Thomas Tuchel.
Après l’ouverture du score d’Anthony Gordon, les Three Lions ont complètement abandonné le ballon et laissé l’Argentine reprendre confiance. Les choix extrêmement défensifs de l’ancien entraîneur du PSG et de Chelsea ont déclenché une avalanche de critiques.
Marca évoque ainsi un véritable « désastre » : « Le fiasco de Thomas Tuchel restera gravé dans les mémoires. De la gloire au néant. Après le premier but de Gordon, l’Angleterre s’est essoufflée, Messi a émergé, l’Argentine a pris confiance… et Tuchel a capitulé. »
Le quotidien espagnol insiste notamment sur une séquence durant laquelle l’Angleterre a évolué avec six défenseurs simultanément. Une stratégie jugée beaucoup trop frileuse, qui aurait condamné les Anglais à subir jusqu’à l’égalisation puis à l’élimination.
La presse européenne dénonce une « capitulation »
Les mots employés à travers l’Europe sont terribles. El Periódico parle d’une « humiliation », tandis que le quotidien italien Il Mattino estime que Tuchel a « tout gâché » avec des choix ayant permis à l’Argentine de reprendre progressivement le contrôle.
Le journal italien va même beaucoup plus loin en qualifiant la copie rendue par l’Allemand de « l’une des pires prestations d’un entraîneur en phase finale d’une Coupe du Monde ».
Dans son propre pays, Thomas Tuchel n’est pas davantage épargné. Die Welt résume la soirée anglaise en deux mots : « panique et capitulation ». Le chiffre le plus accablant reste celui de la possession de balle : entre le 1-0 et le 1-1, l’Angleterre n’aurait conservé le ballon que 12 % du temps.
Hummels et Schweinsteiger accablent Tuchel
Les anciens internationaux allemands ont eux aussi été stupéfaits par l’attitude des Three Lions. Mats Hummels a notamment dénoncé le recul beaucoup trop précoce du bloc anglais.
« Ils se sont tout simplement barricadés. Juste après le 1-0, Harry Kane a dégagé le ballon depuis son propre point de penalty. Ils se sont repliés beaucoup trop tôt », a regretté l’ancien défenseur.
Bastian Schweinsteiger partage ce constat : « C’était incroyable, il a manqué d’audace pour prendre une initiative. Il faut avoir confiance en soi pour attaquer. »
L’Angleterre devra désormais se remobiliser pour affronter la France, samedi, lors de la petite finale. Une rencontre pour sauver l’honneur, mais qui ne suffira certainement pas à faire oublier une élimination dont Thomas Tuchel apparaît déjà comme le grand coupable. Pendant ce temps, tous les regards se tournent vers la finale de dimanche : le prodige Lamine Yamal face à l’immortel Lionel Messi.

















