Il y a un an, l’ASSE vivait un été où chaque rumeur mercato pouvait bouleverser la saison, avec un Benjamin Bouchouari courtisé et un OL prêt à dégainer. Aujourd’hui, les supporters stéphanois découvrent d’autres priorités et une réalité bien différente sur le marché des transferts.
Un an plus tôt : Bouchouari, l’OL et la fièvre du mercato
Le 4 août 2025, la planète verte retenait son souffle. Benjamin Bouchouari, 23 ans, sortait d’une saison contrastée, blessé au dos mais toujours considéré comme l’un des milieux les plus prometteurs de Saint-Étienne. À un an de la fin de son contrat et alors que les Verts préparaient la reprise sans lui, l’avenir du joueur semblait s’écrire loin du Forez. Après un flirt poussé avec Trabzonspor avorté à la dernière minute, c’est l’OL qui entrait dans la danse, prêt à profiter de l’aubaine pour densifier son entrejeu malgré des recrutements déjà en cours (Tyler Morton, Pavel Šulc). L’information avait tout du coup de tonnerre : Bouchouari, possible renfort d’un rival historique, incarnait un mercato où les ambitions étaient portées par la possibilité de gros mouvements, de chassé-croisé avec la Ligue 1 et de paris sur des jeunes à potentiel. Dans l’incertitude sportive, la fièvre du marché faisait vibrer les supporters, chaque piste évoquée laissant entrevoir un ASSE capable de rivaliser ou d’être pillée par plus gros.
Un an plus tard : place à la reconstruction patiente et aux paris mesurés
Douze mois se sont écoulés, et le décor a bien changé. L’ASSE s’apprête à reprendre une nouvelle saison de Ligue 2, mais l’ambiance n’est plus à la valse des millions ni aux dossiers brûlants avec la Ligue 1. Aujourd’hui, le club travaille à son rythme, dans la sobriété et la logique d’un projet sous contrôle de Kilmer Sports Ventures. Le mot d’ordre n’est plus la rétention de cadres menacés par les convoitises, mais la construction d’un effectif cohérent autour de profils à développer. Les pistes du moment s’appellent Camilo Mena, ailier colombien remarqué en Pologne, ou encore Yanis Begraoui, buteur d’Estoril dont le prix freine les ardeurs. Les indices qui font frémir les réseaux sociaux ? Un responsable scouting qui s’abonne à un joueur, un jeune U14 prometteur venu de Sartrouville… On est loin de la surenchère des grandes manœuvres ou des feuilletons à rebondissements. Même les têtes d’affiche du mercato stéphanois, comme Warneryd ou Mena, s’inscrivent dans une stratégie de valeur marchande et de formation plus que dans la lutte avec les ogres de Ligue 1. L’ASSE, favorite des bookmakers pour la montée avec Nantes, avance dans la discrétion, entre coups durs (blessures, dossiers compliqués par la concurrence) et signaux encourageants (retour de blessés, recrutement de jeunes). Un an après, le contraste est frappant : la dynamique n’est plus celle de la peur de perdre un talent au profit d’un rival, mais d’un club lucide sur ses moyens, qui reconstruit patiemment, loin de l’effervescence d’antan.





















