Il y a un an, le FC Nantes enchaînait les signatures et promettait une saison ambitieuse. Aujourd’hui, l’heure n’est plus aux rêves mais à la reconstruction, bien loin de l’euphorie du mercato 2025.
Un été 2025 sous le signe de l’ambition
Il y a douze mois, la Canebière bruissait encore de l’annonce : Mayckel Lahdo, l’ailier suédois de l’AZ Alkmaar, posait ses valises à la Jonelière. Prêt avec option d’achat, international à 22 ans, la recrue incarnait l’effervescence d’un mercato nantais mené tambour battant. Autour de lui, Amady Camara, Youssef El-Arabi, Uros Radakovic, Hyeok-kyu Kwon, Hyun-seok Hong, Chidozie Awaziem et Johann Lepenant venaient gonfler un effectif totalement remanié. Le FC Nantes, guidé alors par Luis Castro, voulait tourner la page, injecter du neuf, viser plus haut après une saison difficile. À la veille d’affronter le PSG, supporters et observateurs espéraient voir la mayonnaise prendre, rêvant d’une Beaujoire de nouveau conquérante. Les rumeurs enflaient même autour d’Armel Bella-Kotchap, défenseur courtisé, preuve que la direction nantaise ne lésinait pas sur les moyens pour reconstruire une équipe compétitive.
Un an plus tard, relégation et désillusion
Douze mois plus tard, l’ambiance a radicalement changé. Exit la Ligue 1, le FC Nantes navigue désormais en Ligue 2, et les priorités ne sont plus les mêmes. Les départs se sont enchaînés, certains cadres (Abline, Awaziem, Radakovic) ont quitté le navire, parfois après de lourdes conséquences sportives. Le club vient d’enregistrer une seconde défaite consécutive, s’enfonçant déjà dans le doute malgré un effectif qui n’a plus rien du casting clinquant annoncé l’été précédent. L’objectif affiché de la remontée immédiate se heurte à une réalité plus dure : gestion au cordeau, mercato contraint, départs imposés, et un Michel Der Zakarian qui doit composer avec des mouvements incessants (Yousuf sur le départ, Benhattab écarté, Abline vendu à Monaco…). Le contraste est saisissant : il y a un an, Nantes alignait les recrues et osait viser plus haut ; aujourd’hui, c’est la survie sportive et la stabilité d’un groupe en reconstruction qui priment, dans un contexte où chaque point compte et où le moindre accroc pèse sur le moral d’une équipe marquée par la relégation. Le flashback est cruel : la dynamique d’ambition du mercato 2025 a laissé place à l’urgence de se reconstruire, loin des projecteurs, dans un championnat qui ne pardonne rien. Les supporters, eux, oscillent entre nostalgie des promesses passées et impatience de retrouver enfin des jours meilleurs.


















