Le 30 août 2025, l’ASSE semblait prête à frapper fort sur le marché, alors qu’Enzo Bardeli affolait le Forez et que chaque info mercato faisait palpiter les supporters. Un an plus tard, si les Verts restent actifs, le contexte et les ambitions ont pris une toute autre tournure.
Le mercato 2025 : Bardeli, l’étincelle qui faisait courir les Verts
Il y a douze mois, l’actualité stéphanoise vibrait au rythme du dossier Enzo Bardeli. Le milieu de Dunkerque, buteur et passeur décisif lors d’une victoire de l’USLD contre Troyes, avait tapé dans l’œil des dirigeants foréziens. Les échanges étaient nombreux, BeIN Sports relayait l’intérêt insistant de l’ASSE et les supporters attendaient fébrilement une accélération pour garnir l’entrejeu, alors que l’avenir de Pierre Ekwah, Benjamin Bouchouari ou Ben Old restait incertain. Le club, alors encore en Ligue 2, espérait profiter de la dernière ligne droite du mercato pour se renforcer, quitte à foncer sur une opportunité de fin de contrat. L’ambiance était à l’urgence, mais aussi à l’enthousiasme : chaque mouvement était vécu comme une possible relance, chaque nom évoqué générant un frisson de plus dans le Chaudron.
Un an plus tard : mercato actif mais projet repensé
Douze mois se sont écoulés et, si le mercato agite toujours les travées de Geoffroy-Guichard, le décor a changé. L’ASSE, désormais leader de Ligue 2 et portée par un effectif remanié, ne court plus après la moindre opportunité. Le discours du coach Ian Cathro est limpide : Saint-Étienne veut progresser, mais sans empiler les recrues ni céder à la précipitation. Le club anticipe les départs – à l’image de Mickaël Nadé qui a fait ses valises pour les Émirats – mais veille à préserver un projet construit, où chaque arrivée doit répondre à un besoin précis. Fini le mercato panique, place à la réflexion et à la gestion sur la durée.
Ce nouveau cap se traduit aussi par une fermeté inédite sur les dossiers chauds : Lucas Stassin et Zuriko Davitashvili, pour lesquels la porte n’est ouverte qu’à condition que les exigences financières soient respectées. Les dirigeants veulent bâtir, pas brader, et la jeunesse stéphanoise garde une place de choix dans la rotation. Même les pistes de dernière minute, comme le recrutement d’un latéral gauche, s’étudient avec méthode et data, loin de la précipitation d’antan. Douze mois après le feuilleton Bardeli, c’est une ASSE plus posée et ambitieuse qui s’affirme, bien décidée à ne plus subir le mercato, mais à en dicter le tempo.





















