Menacé par le gendarme financier de l’UEFA d’un bannissement pour la saison 2026-2027, l’OM a réfléchi à ne pas participer à la Ligue Europa grâce notamment à son apport financier.
L’OM s’apprête à replonger dans le grand bain européen. Jeudi soir, les Marseillais débuteront leur campagne de Ligue Europa sur la pelouse de Besiktas (21h).
L’OM avait étudié toutes les options
Cette rencontre sera forcément particulière dans le contexte actuel, puisque le club phocéen doit composer avec une situation financière surveillée de très près par l’UEFA. Mais cette compétition représente également une formidable source de revenus. Et dans les bureaux marseillais, la perspective de récupérer plusieurs dizaines de millions d’euros n’est évidemment pas négligeable.Au cours de l’été, la question de la participation européenne aurait même fait débat en interne.
Si Marseille avait été reversé en Ligue Conférence, L’Équipe explique que la réflexion aurait pu être différente. La compétition étant moins rémunératrice, l’OM aurait pu être tenté de privilégier un plan de relance financier en évitant une saison européenne supplémentaire. Avec la Ligue Europa, la situation change. La compétition conserve un intérêt sportif important et offre surtout des perspectives financières nettement plus intéressantes. L’OM a donc finalement tout intérêt à jouer cette campagne à fond.
L’exemple de l’OL parle aux Marseillais
Les dirigeants olympiens disposent d’ailleurs d’un précédent très concret. Lors de la saison précédente, l’Olympique Lyonnais avait réalisé une campagne européenne particulièrement intéressante financièrement. Le club avait notamment terminé en tête de sa phase de ligue avant d’être éliminé en huitièmes de finale par le Celta Vigo. L’Équipe estimait alors que cette campagne pouvait générer près de 50 millions d’euros de recettes pour Lyon, entre les revenus liés à la compétition et la billetterie. L’accord financier signé par l’OL avec l’UEFA prévoyait par ailleurs une pénalité maximale de 50 millions d’euros, dont 12,5 millions fixes et jusqu’à 37,5 millions conditionnels. Le cas lyonnais montre donc surtout à quel point une campagne européenne peut peser dans les finances d’un club français.
Pour Marseille, l’objectif sera évidemment de reproduire une partie de cette dynamique. Plus le parcours sera long, plus les revenus liés aux performances et aux matches disputés augmenteront. À cela peuvent s’ajouter les recettes de billetterie et l’exposition supplémentaire offerte par la compétition. Atteindre une enveloppe globale proche de plusieurs dizaines de millions d’euros apparaît donc comme un objectif économique particulièrement intéressant. Les 50 millions d’euros ne constituent toutefois pas une recette garantie : ils dépendent du parcours réalisé, des primes obtenues et des recettes commerciales et de billetterie. Mais le potentiel est réel.
L’UEFA garde aussi un œil sur l’OM
Cette manne financière arrive surtout dans un contexte où chaque euro compte. En juin, l’UEFA avait constaté que l’OM n’avait pas respecté son objectif de revenus du football sur la période concernée. Le club avait écopé d’une exclusion de la prochaine compétition européenne à laquelle il se qualifierait au cours des trois prochaines saisons, sauf respect de son objectif financier lors de la saison 2026-2027. Marseille a également reçu une amende de 6 millions d’euros pour cette infraction, ainsi qu’une amende supplémentaire de 4 millions d’euros liée au dépassement du ratio de coûts d’équipe. La campagne de Ligue Europa prend donc une dimension particulière.
Tout commencera jeudi soir à Istanbul. Le déplacement à Besiktas constitue le premier rendez-vous de cette longue phase de ligue. L’OM devra ensuite enchaîner avec Olympiakos, Sturm Graz, Leverkusen, Levski Sofia, le Celta Vigo, le Celtic puis Anderlecht. Un calendrier exigeant, mais aussi huit occasions de remplir les caisses. Pour l’OM, cette Ligue Europa ne sera donc pas seulement une aventure sportive. Elle pourrait également devenir l’un des leviers essentiels pour améliorer sa situation financière et offrir davantage de marge de manœuvre au club.





















