Ivan Gazidis refuse catégoriquement d’endosser le statut de « PSG de la Ligue 2 » à l’ASSE. Pour Ian Cathro, c’est encore autre chose…
L’ASSE veut grandir mais pas à n’importe quel prix. Alors que les Verts sont parfois présentés comme le « PSG de la Ligue 2 » depuis l’arrivée de Kilmer Sports Ventures, Ivan Gazidis a tenu à remettre les choses au clair dans L’Équipe.
« L’ASSE, le PSG de la L2 ? Ce n’est pas vrai »
Dans un entretien accordé à L’Équipe, le président de l’ASSE et de Kilmer Sports a clairement rejeté cette comparaison. Pour lui, le projet porté par Larry Tanenbaum ne consiste pas à dépenser sans compter pour obtenir rapidement des résultats. « J’ai vu que nous étions décrits comme le PSG de la L2. Ce n’est pas vrai. Ce club avait besoin d’investissements justes. Nous n’y injectons pas simplement de l’argent », a lancé Gazidis. Le dirigeant sud-africain défend ainsi une approche beaucoup plus structurée.
L’objectif affiché est de bâtir un club capable de fonctionner durablement par ses propres moyens, plutôt que de dépendre constamment des injections financières de son propriétaire. « Nous voulons construire un club financièrement pérenne, capable de tenir sur ses propres pieds, de produire sa propre réussite et d’être fort par lui-même », poursuit-il. Mais cela ne signifie pas pour autant que Kilmer Sports compte fermer le robinet. Bien au contraire.
Tanenbaum va continuer à investir à l’ASSE de manière ciblée
Ivan Gazidis confirme que d’importants investissements ont déjà été réalisés et que d’autres pourront encore intervenir lorsque le club l’estimera nécessaire. « Nous avons déjà beaucoup investi. Nous avons la chance d’avoir Larry », explique le président de l’ASSE. Et cette puissance financière doit surtout permettre aux dirigeants de ne pas agir dans la précipitation. Gazidis cite notamment plusieurs domaines dans lesquels l’ASSE pourrait continuer à investir : le recrutement, les infrastructures, les terrains, la salle de gym, le staff ou encore la nutrition. « Cela nous permet de ne pas prendre dans l’urgence des décisions que nous savons mauvaises à long terme : ne pas être obligés de vendre un joueur, pouvoir en recruter un si nous pensons qu’il est spécial, investir dans les terrains, la salle de gym, le staff ou la nutrition », détaille-t-il.
Une stratégie qui explique aussi pourquoi Kilmer Sports refuse de tout miser sur une seule saison. Alors que la remontée de l’ASSE en Ligue 1 reste évidemment un objectif majeur, le propriétaire canadien ne souhaite pas sacrifier la construction du club pour obtenir un résultat immédiat. « Nous ne voulons pas tout sacrifier pour être promus cette année. Puis oublier ce qui se passera ensuite », prévient Gazidis. Le message est donc particulièrement clair : l’ASSE veut retrouver les sommets, mais le projet de Kilmer Sports dépasse largement la seule question d’une montée. Et si les moyens financiers sont bien présents, les dirigeants stéphanois entendent surtout les utiliser pour construire un club solide sur la durée.



















