À LA UNE DU 3 JAN 2026

OL : joueurs et entraîneur sont-ils déjà résignés ?

Le score (0-0) et la physionomie du match soulignent davantage encore le caractère presque anodin de ce ‘choc’, devenu l’espace d’une soirée un rendez-vous de seconds rôles.

On n'a jamais dit qu'on pourrait concurrencer les équipes de tàªte’

Les deux équipes ont des excuses : on connaà®t leurs problèmes financiers et la volonté de leurs dirigeants d’assainir les comptes. Mais une tonalité nouvelle imprégnait après la partie le discours des Lyonnais : une sorte d’acceptation du déclin, comme si joueurs et entraà®neurs assuraient de concert le service après-vente du manque d’ambition du club.

On n'a jamais dit qu'on pourrait jouer et concurrencer les équipes de tàªte, lanà§ait ainsi l’attaquant Bafétimbi Gomis en zone mixte. D'abord, nous n'en avons pas les moyens ! Jouons notre championnat. Faisons notre petit bonhomme de chemin. (…) On est pas condamné au milieu de tableau mais on verra ce que l'on peut faire.’

Quoi de plus déprimant pour les supporters que d’entendre un de leurs joueurs tenir un discours d’équipe de milieu de tableau ? Gomis n’était d’ailleurs pas le seul dans ce cas. À l’exception du capitaine Maxime Gonalons, qui voulait encore croire que son équipe n’était ‘pas à sa place‘ , les rares membres de l’effectif rhodanien ayant répondu aux questions des journalistes après la rencontre semblaient eux aussi gagnés par cette résignation.

Un manque d’ambition dans les paroles… et dans le jeu

Il faut dire que leur entraà®neur Rémi Garde ne leur donne pas un autre exemple. ‘L'Olympique Lyonnais n'est pas non plus obligé de régaler sans arràªt. En ce moment, il manque neuf joueurs. Chaque semaine, je fais débuter un jeune. Il faut arràªter d'àªtre exigeant quand on ne peut pas àªtre exigeant‘ , a lâché le technicien en conférence de presse.

Sur la forme, Garde n’a pas tort : c’est presque d’une équipe entière qu’il devait se passer hier. Mais on ressent dans sa déclaration un fatalisme que Lyon fuyait jusqu’alors : on accusait màªme parfois le président du club Jean-Michel Aulas de se voiler la face sur les possibilités réelles du club !

Un peu de lucidité ne fait donc pas de mal. Mais attention à ce que celle-ci ne serve pas à justifier un manque d’ambition dans les résultats, mais aussi dans le jeu. Car au-delà des blessés et suspendus, c’est la philosophie de cet OL, dont deux des trois derniers matches à Gerland ont fait 0-0, qui souffre de la comparaison avec celle du voisin stéphanois. Vainqueur ou vaincue, l’ASSE joue chaque match pour le gagner. À Lyon, on ne joue déjà plus grand-chose.

JD (avec AC)

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