Afin de bien traduire la portée du discours présidentiel, nous avons choisis de le morceler.
C'était LA polémique de la semaine. Dans le quotidien sportif croate Sportke Novosti, Dejan Lovren a fait part de son mal-àªtre : « Le comportement du club est en train de tuer ma sérénité et ma joie d’aller à l’entraà®nement », « J'ai l'impression de me sentir comme un joueur inutile »”¦ Des propos qui ont fait réagir Rémi Garde vendredi en conférence de presse. Mais on attendait de savoir à quelle sauce le défenseur croate allait àªtre mangé et pour à§a, il fallait attendre les explications du président. Alors président, sanction ou pas sanction ? Jean-Michel Aulas répond en une longue tirade :
« J'ai vu Dejan cette après-midi. C'est un charmant garà§on. Je me souviens encore que Dejan avait un problème familial il y a quelques temps. Il fallait absolument qu'il rentre chez lui. Je lui avais mis à disposition l'avion du club pour qu'on le ramène. Il était en survàªtement et je me souviens de son regard quand il m'avait remercié.
« Il est plus embàªté que moi par ce qui a été dit »
Là , il a fait savoir un certain nombre de choses qu'il pensait profondément. Je sais aussi me mettre à la place des gens qui maà®trisent moins la langue et qui, quelque fois, dans leur pays, sont soumis à des tensions. Dans l'euphorie, on dit des choses qu'on ne devrait pas. Pour avoir discuté avec lui, il est plus embàªté que moi par ce qui a été dit. Cela ne correspond pas vraiment à ce qu'il ressentait. Dejan est d'accord avec moi pour dire que c'est dommage et que les choses peuvent encore évoluer positivement. Nous discuterons encore pour savoir s'il doit y avoir sanction mais on fera en sorte qu'elle soit le plus réduite possible. Ce sera plus symbolique que pragmatique. »
Alexandre CORBOZ, à Gerland.
















