Le ton est posé, la feuille de route limpide. Avant un virage crucial en Ligue 1, Habib Beye n’a pas laissé place au doute : pas de place européenne, pas d’avenir sur le banc rennais. Ce message fort, lancé à l’approche du choc contre Lille, vient recadrer ambitions et attentes autour d’un Stade Rennais relancé par l’ancien défenseur. À cinq mois de la fin de saison, la pression est maximale, la mission claire.
Beye pose ses conditions pour continuer à Rennes
En conférence de presse, le coach rennais n’a esquivé aucune question sur son futur. Sa réponse ? Franche et sans détour. L’issue de sa collaboration avec Rennes dépend d’un seul critère : décrocher une qualification européenne. « C’est très, très simple! Ce n’est pas une question d’envie de continuer ou pas. Mais la discussion elle, interviendra le 26 mai si finale de Coupe de France, et on l’espère, mais pas avant ». L’objectif européen, non négociable, s’impose comme la seule condition à une prolongation qui, sinon, n’aura tout simplement pas lieu.
Un nouveau souffle et des ambitions réaffirmées
Le Stade Rennais revient de loin. Début novembre, le climat était incertain et la position de Beye fragilisée. Mais le technicien sénégalais n’a pas perdu la main. Sous sa férule, Rennes a inversé la tendance et s’est hissé parmi les outsiders aux places européennes. Sixième au moment d’affronter Lille, le groupe aborde la seconde moitié de saison en challenger décomplexé, avec un esprit de reconquête qui tranche avec le doute du début d’exercice.
Beye explique sa vision contractuelle
Pour Beye, l’histoire est simple : « En cas de qualification en Coupe d’Europe, on a un an supplémentaire. Et là on aura le temps de discuter. S’il n’y a pas de qualification européenne, ça s’arrêtera et ça sera tout à fait logique parce que j’ai accepté ce challenge-là. »
Cette posture tranche avec l’attente médiatique habituelle. Pas de suspense inutile, pas de spéculation sur son avenir, juste le respect d’un pacte établi avec la direction et le propriétaire. Entre confiance mutuelle et logique de résultats, chacun connaît les règles du jeu.
Priorité au jeu et à la progression du club
Aucune place pour la projection personnelle chez Habib Beye. Sa priorité reste le terrain, la progression collective et l’éclosion de jeunes talents au sein du club. « Mon objectif c’est de faire grandir ce club, de faire progresser des jeunes et on le fait, de valoriser un effectif de grande qualité. Je ne me focalise que sur cet aspect-là », a-t-il affirmé, sans se laisser happer par le brouhaha autour de son contrat. L’énergie est canalisée sur la performance et la régularité, semaines après semaines, avec le regard déjà tourné vers les échéances immédiates.
Pouille prêt à faire une croix sur l’Europe pour Haise ?
L’autre réussite de Beye tient à la restauration d’un ADN fort au sein du collectif rennais. En misant sur la jeunesse, la cohésion et la fierté d’un maillot, l’équipe s’est recentrée sur ses fondamentaux. Le coach veut laisser une trace claire, quoi qu’il advienne en mai. Il l’affirme : « On est très satisfaits de ce que l’on fait mais ce travail n’est pas terminé, il nous reste cinq mois de compétition et ils vont être denses, intenses et plein de passion. »
Avec le récent départ de Franck Haise de l’OGC Nice, on évoquait déjà une possible arrivée du technicien de 54 ans au SRFC, lui qui connaît beaucoup de monde au sein du club, dont le président Arnaud Pouille. Pour ce dernier, on peut imaginer que la tentation de collaborer à nouveau avec son ancien binôme au RC Lens est très forte, au point d’espérer secrètement que Rennes loupe l’Europe pour pousser Beye vers la sortie ? On n’irait pas jusque là, mais sait-on jamais…
🚨 « 𝗦’𝗜𝗟 𝗡’𝗬 𝗔 𝗣𝗔𝗦 𝗗𝗘 𝗤𝗨𝗔𝗟𝗜𝗙𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗘𝗨𝗥𝗢𝗣𝗘́𝗘𝗡𝗡𝗘, 𝗖̧𝗔 𝗦’𝗔𝗥𝗥𝗘̂𝗧𝗘𝗥𝗔. ❌
— Actu Foot (@ActuFoot_) January 2, 2026
Et ça sera tout à fait logique parce que 𝗷’𝗮𝗶 𝗮𝗰𝗰𝗲𝗽𝘁𝗲́ 𝗰𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗹𝗹𝗲𝗻𝗴𝗲-𝗹𝗮̀. » 🤝
Habib Beye évoque son avenir au Stade Rennais :
« Je ne suis… pic.twitter.com/79jt8DNCso

















