Si l’ASSE avance plutôt doucement sur le mercato hivernal, c’est aussi parce que Kilmer Sports a une épée de Damoclès au-dessus de la tête.
Les supporters de l’ASSE sont impatients à l’idée de voir enfin arriver des recrues cet hiver. Un détail leur a peut-être échappé : comme l’été dernier, Kilmer est bloqué par une contrainte administrative qui freine certaines pistes de recrutement, le quota de joueurs extra-communautaires. Et en Ligue 2, Peuple Vert rappelle que le club forézien est déjà au maximum autorisé. Une situation qui limite forcément les ambitions, même si KSC a considérablement renforcé la cellule de recrutement.
Un quota déjà atteint et ça bloque tout
Avec Ben Old (Nouvelle-Zélande) et Mahmoud Jaber (Israël), l’ASSE compte déjà deux joueurs extra-communautaires. Dans l’élite, ce chiffre monte à 4, mais en Ligue 2, c’est la limite. Ce problème n’est pas nouveau. L’été dernier, il a déjà retardé la signature de Joshua Duffus. Arrivé dès la mi-juillet, l’attaquant anglais n’avait pu signer son contrat qu’à partir du 13 août, le temps d’obtenir un passeport jamaïcain.
Une stratégie diversifiée mais la LFP reste stricte
Depuis l’arrivée de Kilmer, la stratégie de recrutement de l’ASSE s’est largement professionnalisée. Grâce à la data et à une cellule de recrutement plus étoffée, le club a ouvert son champ de recherche à des championnats exotiques, comme en témoigne l’arrivée de Ben Old, recruté l’été dernier en provenance du Wellington Phoenix. Mais malgré cette diversification, le règlement de la LFP est très clair : l’ASSE ne peut pas recruter un troisième extra-communautaire cet hiver. Cela signifie déjà l’élimination de certaines pistes.
Old comme variable d’ajustement ?
Heureusement pour les Verts, de nombreux pays hors UE bénéficient d’accords permettant d’éviter cette contrainte, notamment une grande majorité de pays africains. Donc ce quota ne signifie pas que l’ASSE ne peut plus se renforcer à l’international. Le cas le plus sensible reste Ben Old. De nationalité néo-zélandaise, il occupe une place d’extra-communautaire. Et vu son rendement jugé moyen, que ce soit en tant qu’ailier ou latéral, la question d’un départ peut légitimement se poser pour libérer une place. L’été dernier déjà, l’ASSE n’avait pas fermé la porte aux clubs intéressés. Et si le club veut bouger cet hiver, il faudra peut-être repenser la composition de l’effectif.



















