Didier Bigard se prononce sur le changement de coach intervenu à l’ASSE où Philippe Montanier remplace Eirik Horneland. Il s’interroge sur la stratégie de Kilmer Sports et sur sa façon de gérer le club…
Lorsqu’Olivier Dall’Oglio a été remercié, le communiqué du club avait rappelé qu’il a été le bâtisseur de la montée. Cette fois, c’est aussi poliment qu’on a oublié qu’Eirik Horneland a été l’entraîneur de la descente. Tant mieux pour lui, qui a eu le mérite d’assumer l’échec sans conséquence, alors. « Pas de deuxième fusible pour l’instant pour Kilmer sport », mais ce n’était qu’un sursis, tant le Norvégien s’est mis en difficulté comme on le constate en feuilletant les archives du site de But ou du magazine Tribune verte, jalonnées de titres annonciateurs plus que prémonitoires.
A la question sur sa philosophie de jeu dès son arrivée « Avec qui pense-t-il attaquer? », la réponse tombait en mars « Trop de zéros en attaque pour jouer l’attaque ». Si le coach stéphanois admettait d’ailleurs en mai « Un manque de qualité », dès février tout le monde avait pu constater que sur le terrain, il n’y avait « Pas de talent et pas d’âme ». Deux mois après, on regrettait une « Passivité mentale autant que physique » avec une relance en guise d’alarme « Eirik Horneland n’a manifestement pas la réponse et c’est bien ce qui inquiète ». Le problème était résumé dans un autre titre, toujours en avril « Horneland est têtu, Les faits le sont aussi ».
La lumière revint avec le recrutement hors normes de l’été et la victoire sur Rodez en août « Les chiffres de l’espoir » avec un bémol «ici plus qu’ailleurs, passion rime avec pression ». Une équipe type se dégageant aux yeux de son entraîneur on craignait paradoxalement en septembre que la richesse de l’effectif n’engendre une difficulté « Il faudra gérer le banc » . Est-ce une explication à ce qui apparut comme « de la suffisance ou de l’inconscience » lors de la défaite devant Guingamp en septembre? Les commentaires se firent en tout cas plus acerbes et ciblés sur le dispositif immuable de l’ASSE. « Ça ne va pas pouvoir continuer » constatait-on en octobre avant un espoir «Horneland, la remise en question enfin » suite à la défaite face au Mans. Mais ce n’était qu’une illusion avec un technicien « sous pression » amenant à s’interroger en décembre « Quelle sera la prochaine excuse d’Eirik Horneland? »
Des marches un peu plus hautes pour Philippe Montanier
Le début de l’année a été celle des vœux pieux amenant cette question « Mais qu’en pense Larry Tanenbaum? ». On le sait désormais. Un autre fusible a sauté, mais ne faut-il pas voir plus haut s’il y a court-circuit?. « Une direction à six têtes, c’est beaucoup de phosphore qui s’évapore ». Le propriétaire des Verts méditera-t-il sur cette organisation internationale comme nous en février 2025 après le mercato ? « Encore du temps et des points perdus » avec cette crainte sous-jacente « En mai, on fera les comptes, économiques et sportifs ».
La descente et un déficit plus tard, mieux valait prévenir comme le magazine Tribune verte » dans une relative euphorie estivale « Le long terme ne doit pas faire oublier le premier des objectifs ». On parlait de montée bien sûr tout en redoutant le fameux « step by step » cher à Ivan Gazidis mais pris dans le mauvais sens la saison dernière et proposé aujourd’hui avec des marches un peu plus hautes à Philippe Montanier.
Didier Bigard
🎙️ Huss Fahmy : "Nous avons eu beaucoup de discussions avec Philippe Montanier concernant l’effectif, ses forces et ses faiblesses. Nous avons la volonté de renforcer cette équipe aujourd’hui. Des arrivées sont prévues." pic.twitter.com/c88VMR4yFJ
— AS Saint-Étienne (@ASSEofficiel) February 2, 2026







