La publication des salaires par L’Équipe n’a pas tardé à faire réagir du côté du FC Nantes. Alors que le club lutte pour son maintien, certains chiffres interpellent, voire choquent une partie des supporters. À la lecture du top 10 des rémunérations, un constat s’impose : plusieurs joueurs affichent des salaires particulièrement élevés au regard de leurs performances.
Cinq joueurs à 100 000 euros mensuels
En tête de ce classement, cinq joueurs culminent à 100 000 euros brut mensuels. Une anomalie pour un club engagé dans la bataille pour le maintien.
- Rémy Cabella – 100 000 €
- Deiver Machado – 100 000 €
- Mostafa Mohamed – 100 000 €
- Anthony Lopes – 100 000 €
- Issa Sissoko – 100 000 €
Derrière eux, on retrouve un second groupe :
- Chidozie Awaziem – 80 000 €
- Johann Lepenant – 80 000 €
Puis :
- Nicolas Cozza – 70 000 €
- Matthis Abline – 70 000 €
- Ignatius Ganago – 70 000 €
- Kelvin Amian – 70 000 €
- Mostafa Kaba – 70 000 €
Le salaire moyen brut mensuel s’élève à 50 000 euros, un chiffre particulièrement élevé pour une équipe qui joue sa survie en Ligue 1.
Des performances loin des attentes
Au-delà des montants, c’est surtout le rendement de certains joueurs qui pose question. Rémy Cabella, censé apporter créativité et expérience, peine à peser sur le jeu. Même constat pour Deiver Machado, dont l’impact reste limité, ou encore Mostafa Mohamed, irrégulier malgré son statut.
Ces joueurs, parmi les mieux payés de l’effectif, incarnent un décalage évident entre investissement financier et retour sportif. Une situation difficile à justifier dans un contexte aussi tendu.
Une politique salariale pointée du doigt
Ce déséquilibre ne doit rien au hasard. Il est le résultat de choix effectués ces dernières saisons par la direction nantaise. En multipliant les contrats élevés et en surpayant certains profils, les dirigeants ont contribué à créer une masse salariale difficilement soutenable.
Aujourd’hui, ces décisions pèsent lourdement sur le club, qui doit composer avec un effectif coûteux sans pour autant afficher des résultats à la hauteur.
Des Nantais loin d’être à plaindre
Comparé à ses concurrents directs dans la lutte pour le maintien, le FC Nantes dispose pourtant de moyens conséquents. Peu d’équipes dans cette zone du classement peuvent se permettre d’aligner plusieurs joueurs à 100 000 euros mensuels.
Un contraste frappant qui alimente l’incompréhension des supporters. Car malgré ces investissements, les Canaris restent en difficulté.
Une pression qui monte en interne
Dans ce contexte, la pression ne cesse de croître autour du club. Entre performances insuffisantes et gestion contestée, le FC Nantes se retrouve face à ses responsabilités.
La fin de saison s’annonce décisive, non seulement sur le plan sportif, mais aussi pour l’avenir du projet nantais.





