Relégué en Ligue 2, le FC Nantes doit désormais gérer un autre dossier particulièrement sensible pour ses finances.
Les problèmes s’accumulent pour le FC Nantes. Alors que les Canaris tentent de digérer leur relégation et de préparer leur reconstruction sous la houlette de Michel Der Zakarian, un dossier judiciaire pourrait venir alourdir encore davantage la facture.
Évincé en 2024 avant la fin de la saison, Jocelyn Gourvennec poursuit son bras de fer avec la direction nantaise devant les Prud’hommes. Une procédure qui pourrait déboucher sur une indemnisation particulièrement importante si l’ancien technicien obtenait gain de cause.
Deux millions d’euros réclamés
Selon Ouest-France, Jocelyn Gourvennec réclame près de deux millions d’euros au FC Nantes. Une somme considérable pour un club qui vient de perdre les revenus liés à la Ligue 1 après sa relégation. Le dossier avait déjà été examiné par les Prud’hommes de Nantes, sans qu’un accord ne soit trouvé entre les deux parties. Une nouvelle audience s’est tenue le 16 juin devant un juge professionnel afin de poursuivre l’examen de l’affaire. Le cœur du litige porte sur les conditions de la rupture du contrat de l’ancien entraîneur.
À l’époque, le FC Nantes avait décidé de rompre le contrat à durée déterminée de Jocelyn Gourvennec pour faute grave. Selon l’avocat du club, cette décision était justifiée par les résultats jugés « catastrophiques » de l’équipe sous sa direction. Un argument que conteste fermement le camp de l’ancien entraîneur. Pour la défense de Gourvennec, les mauvais résultats sportifs ne constituent pas une faute grave au sens du droit du travail et ne peuvent donc justifier une rupture anticipée du contrat dans ces conditions. C’est précisément sur ce point que se concentre désormais le débat judiciaire.
Un timing particulièrement délicat pour le FC Nantes
Cette procédure intervient à un moment compliqué pour le FC Nantes. Relégué en Ligue 2, le club doit déjà faire face à une baisse significative de ses recettes, notamment en matière de droits télévisés. L’éventualité d’une condamnation à verser plusieurs millions d’euros représenterait un nouveau coup dur pour les finances nantaises. D’ailleurs, lors de l’audience, la direction du club a laissé entendre que le contexte économique actuel ne facilitait évidemment pas la situation.
Pour autant, la décision des Prud’hommes reposera avant tout sur les aspects juridiques du dossier et non sur la santé financière du club. À ce stade, aucune décision définitive n’a encore été rendue. Les deux parties restent campées sur leurs positions et attendent désormais l’issue de cette bataille judiciaire. Une chose est certaine : alors que le FC Nantes tente de construire son avenir sportif, ce contentieux hérité du passé pourrait encore peser lourdement sur les prochaines semaines du club.




