La nouvelle risque de faire grincer des dents du côté de Marseille. Alors que l’OM a été épinglé par l’UEFA et sanctionné d’une lourde amende dans le cadre du fair-play financier, deux autres clubs français peuvent, eux, souffler : le PSG et l’AS Monaco ne sont plus sous surveillance.
Surveillés depuis 2023 par la commission de contrôle financier des clubs de l’UEFA, Paris et Monaco sont parvenus à se remettre en conformité sur la durée. Une situation qui contraste fortement avec celle de l’OM, désormais contraint de revoir sa copie financière.
Le PSG et Monaco sortent du viseur de l’UEFA
C’est une excellente nouvelle pour le PSG et l’AS Monaco. Après trois années d’études poussées de leurs comptes, les deux clubs français ne sont plus placés sous surveillance par l’UEFA.
Comme d’autres formations européennes, à l’image de l’AC Milan, de l’Inter Milan, de Besiktas, du Royal Antwerp ou encore de Trabzonspor, Paris et Monaco ont réussi à atteindre les objectifs fixés dans leur accord de règlement.
L’UEFA a expliqué que ces clubs “ont atteint l’objectif final de l’accord de règlement en se conformant à la règle sur les revenus du football au cours de la saison 2025-2026”, couvrant les périodes de déclaration terminées en 2023, 2024 et 2025.
En clair, le PSG et Monaco ont suffisamment redressé leur situation pour sortir du régime de surveillance. Un soulagement immense pour leurs directions respectives.
L’OM, lui, reste dans la tempête
À Marseille, le contraste est brutal. Pendant que Paris et Monaco peuvent se frotter les mains, l’OM se retrouve dans une position beaucoup plus inconfortable.
Le club phocéen a été sanctionné par l’UEFA d’une lourde amende et doit désormais composer avec un cadre financier bien plus strict. Cette décision tombe au pire moment, alors que Marseille prépare un mercato déjà très sensible.
Le message est clair : l’OM peut encore recruter, mais il ne pourra pas le faire n’importe comment. Le club devra surveiller ses dépenses, alléger certains coûts et probablement vendre pour financer ses arrivées.
Dans un été où Grégory Lorenzi doit reconstruire une partie de l’effectif, cette contrainte change tout.
Un coup dur pour le mercato marseillais
Cette sanction européenne pourrait peser lourd sur les ambitions de l’OM. Le club phocéen veut se renforcer, mais il devra désormais avancer avec une logique de maîtrise totale.
Fini les mouvements trop coûteux, les salaires trop lourds ou les paris financiers difficiles à justifier. Marseille va devoir trouver des profils plus accessibles, miser sur des joueurs à potentiel et réduire les risques.
Une situation qui oblige la direction sportive à changer de méthode. Là où l’OM a souvent voulu frapper fort sur le marché, le club devra désormais se montrer plus malin, plus patient et surtout plus rigoureux.
Et forcément, voir le PSG et Monaco sortir du viseur de l’UEFA au même moment rend la pilule encore plus difficile à avaler.
Une ironie difficile à accepter pour Marseille
La situation a de quoi agacer les supporters marseillais. Paris et Monaco, deux clubs régulièrement associés à de gros moyens financiers, sortent renforcés de leur passage devant l’UEFA. L’OM, lui, se retrouve sanctionné et contraint de surveiller ses comptes.
Cette différence de traitement apparent peut nourrir un sentiment d’injustice à Marseille, même si l’UEFA s’appuie sur des critères précis et des périodes d’analyse déterminées.
Le timing est cruel. Alors que l’OM tente de repartir sur un nouveau cycle, ses concurrents français apparaissent plus libres dans leurs mouvements.
Pour Marseille, ce n’est pas seulement une sanction financière. C’est aussi un handicap sportif potentiel dans la construction de la saison à venir.
Des règles désormais beaucoup plus strictes
Depuis 2022, l’UEFA a durci son approche en matière de contrôle financier. Les clubs doivent désormais respecter trois grands principes.
D’abord, ils ne doivent pas avoir d’impayés envers d’autres clubs, joueurs ou organismes. Ensuite, ils ne doivent pas afficher un déficit supérieur à 60 millions d’euros sur les trois derniers exercices. Enfin, les dépenses liées aux salaires, aux transferts et aux commissions d’agents doivent être limitées à 70 % des recettes du club.
Ce dernier critère est particulièrement contraignant pour des clubs dont les revenus peuvent varier fortement d’une saison à l’autre, notamment en fonction des droits TV, des compétitions européennes ou des ventes de joueurs.
Monaco, malgré un modèle longtemps dépendant des plus-values sur le marché, a réussi à rentrer dans les clous. Paris également. Marseille, en revanche, paie aujourd’hui ses déséquilibres.
Grégory Lorenzi face à un chantier brûlant
Cette décision de l’UEFA met encore un peu plus de pression sur Grégory Lorenzi. Le dirigeant marseillais doit construire un effectif compétitif, tout en respectant un cadre financier resserré.
Sa mission sera donc double : renforcer l’équipe sans aggraver les comptes. Cela passera forcément par des ventes, une baisse de la masse salariale et des choix plus rationnels sur le marché.
L’OM devra peut-être s’inspirer de modèles plus prudents, en misant sur la formation, la post-formation et des salaires plus raisonnables. Un virage nécessaire, mais difficile à faire accepter dans un club où l’exigence populaire est immédiate.
À Marseille, on veut des résultats. Mais cette fois, il faudra les obtenir avec moins de marge de manœuvre.
Marseille n’a plus le droit à l’erreur
Le PSG et Monaco sortent du régime de surveillance de l’UEFA. L’OM, lui, entre dans une période de contraintes et de vigilance accrue. Le contraste est terrible pour le club phocéen.
Cette décision rappelle une réalité simple : le projet sportif ne peut plus être séparé de la gestion financière. Marseille doit désormais retrouver un équilibre, sous peine de voir ses ambitions européennes encore plus fragilisées.
Pour l’OM, l’été s’annonce donc décisif. Les erreurs du passé se paient aujourd’hui. Et pendant que Paris et Monaco respirent, Marseille doit serrer les dents, vendre intelligemment et reconstruire sans déraper.
Une chose est sûre : le mercato marseillais vient de prendre une tournure beaucoup plus tendue.





