Le RC Lens a pris l’habitude de miser sur une relance de joueurs revanchards au mercato. Et la stratégie du recyclage marche à merveille !
Le RC Lens n’a pas seulement une identité de jeu. Le club artésien semble également avoir développé une véritable identité sur le marché des transferts. Depuis plusieurs mois, Lens n’hésite plus à miser sur des joueurs revanchards, parfois considérés comme égarés après des expériences compliquées. Et cette stratégie du « recyclage » pourrait bien devenir un véritable filon pour le Racing.
Thauvin, Édouard, Saint-Maximin : des paris gagnants
Florian Thauvin, Odsonne Édouard, Allan Saint-Maximin ou encore Malang Sarr incarnent parfaitement cette politique. Tous possèdent un point commun : un talent évident, mais aussi un parcours récent qui pouvait susciter certaines interrogations. Le RC Lens a pourtant décidé de leur faire confiance. Des paris qui permettent au club de récupérer des joueurs à fort potentiel, avec l’objectif de leur permettre de retrouver leur meilleur niveau.
Et cet été, le Racing a poursuivi dans cette direction. Michaël Cuisance correspond parfaitement à cette philosophie. Ancien grand espoir du Bayern Munich, le milieu français a connu une trajectoire beaucoup plus compliquée que prévu. Après ses passages en Bundesliga, il a dû repartir de plus bas, notamment en deuxième division italienne et allemande. Le RC Lens lui offre désormais une nouvelle opportunité. Même logique avec Jean-Clair Todibo. L’ancien défenseur du FC Barcelone possède une expérience importante du très haut niveau, mais son passage à West Ham a été marqué par des relations tendues avec plusieurs de ses derniers entraîneurs.
« On aime ces joueurs-là »
Le Racing a néanmoins décidé de miser sur lui. Et Benjamin Parrot explique pourquoi.Dans L’Équipe, le directeur général du RC Lens a détaillé cette stratégie. « Le fait d’avoir échoué ou douté dans sa carrière, ça fait un élément puissant pour matcher avec notre environnement », explique Benjamin Parrot. Pour le dirigeant lensois, le club artésien possède justement les valeurs nécessaires pour permettre à ces joueurs de retrouver leur meilleur niveau : « Par nos valeurs, on sait qu’on peut remettre sur l’autoroute un joueur qui y avait accès sur la base de son talent, mais qui a dû bifurquer par une nationale ou une route secondaire. » Une métaphore qui résume parfaitement la politique du Racing. Le RC Lens ne cherche donc pas uniquement des joueurs en pleine réussite. Le club peut également s’intéresser à ceux qui ont connu des difficultés, à condition que leur talent et leur état d’esprit correspondent au projet.
Benjamin Parrot va encore plus loin. Selon lui, les joueurs ayant connu des passages difficiles peuvent même posséder certaines qualités supplémentaires : « On aime ces joueurs-là parce qu’en plus de leur talent, leur vécu leur donne souvent un supplément de maturité, une connaissance accrue d’eux-mêmes, une faim décuplée qui correspond exactement à notre ADN. » Le calcul est donc assez simple. Plutôt que de miser systématiquement sur des joueurs au sommet de leur carrière, le RC Lens tente de repérer ceux qui disposent encore d’une importante marge de progression. Le club leur apporte ensuite un environnement capable de les remettre sur les bons rails. Un filon qui permettrait au club de recruter des joueurs expérimentés et talentueux tout en conservant une certaine maîtrise de ses investissements.





















