Passé sur le banc de l’ASSE à la sauce Kilmer Sports Ventures, Olivier Dall’Oglio tire le bilan de son aventure stéphanoise sans amertume.
Olivier Dall’Oglio n’a pas tourné le dos à l’ASSE. Passé sur le banc des Verts il y a quelques mois, l’entraîneur a accepté de revenir sur son aventure stéphanoise dans un entretien accordé à Poteaux Carrés.
Dall’Oglio pas assez écouté à l’ASSE ?
Et malgré la manière dont son aventure s’est terminée, avec un licenciement après une défaite à Toulouse, Dall’Oglio ne nourrit aucune rancœur particulière envers les dirigeants. L’ancien entraîneur de l’ASSE explique avoir toujours essayé de faire remonter ses observations auprès de sa direction. « À Saint-Étienne j’ai fait des suggestions, je me suis investi, j’étais présent. J’ai associé mon staff là-dessus parce qu’il y avait mon avis, puis après l’avis de mes adjoints par rapport à ce qu’ils voyaient », a-t-il expliqué. Mais selon lui, le dernier mot revenait systématiquement aux dirigeants : « Au final ce sont les dirigeants qui décident. On participe, on donne notre avis mais au bout du compte on n’a aucun pouvoir décisionnaire. » Une situation qui semble avoir progressivement créé une certaine frustration chez le technicien.
Dall’Oglio tient toutefois à souligner que ses relations avec les dirigeants sont toujours restées correctes. Même au moment de son licenciement, les échanges auraient été particulièrement longs : « Nos rapports avec les dirigeants étaient très cordiaux et le sont restés jusqu’au bout. Même le dernier jour quand ils m’ont viré après la défaite à Toulouse, on a discuté pendant deux heures. » Les deux parties ont alors exposé leur vision de la situation, sans parvenir à se rejoindre : « Ils m’ont redonné leur vision des choses, je leur ai redonné la mienne. Ce n’était pas la même. » Un désaccord qui, avec le recul, interpelle encore l’ancien coach stéphanois. « Un an et demi plus tard, je ne suis pas sûr qu’ils aient aujourd’hui la même vision que ce qu’ils me disaient à l’époque », glisse-t-il en fine.
« On aurait eu de bonnes chances de rester en Ligue 1 »
Malgré cette expérience et les regrets qu’il conserve, Olivier Dall’Oglio n’a pas perdu foi en l’avenir de l’ASSE. Bien au contraire. « Sincèrement je ne souhaite que de bonnes choses aux Verts. L’ASSE redeviendra un club européen, c’est clair », sourit-il. Un message particulièrement positif alors que les Verts ambitionnent désormais de retrouver rapidement l’élite du football français. Mais Dall’Oglio conserve tout de même un regret important concernant son passage dans le Forez : celui de ne pas avoir été suffisamment entendu. « J’ai été déçu, parce qu’en fait, on ne m’a pas trop écouté, malheureusement. Je pense que j’ai dit beaucoup de choses sensées », regrette-t-il.
L’ancien entraîneur de l’ASSE va même plus loin en estimant que certaines de ses alertes auraient pu permettre à Saint-Étienne de mieux négocier son retour en Ligue 1 : « Si on m’avait un petit peu écouté, je pense sincèrement qu’on aurait eu de bonnes chances de rester en Ligue 1 et d’y être bien installé à l’heure où se parle. » Dall’Oglio reconnaît évidemment que son analyse peut être discutée mais il garde le sentiment d’avoir parfois été trop seul dans sa volonté de faire passer certains messages. « Je me suis retrouvé un peu esseulé à essayer de dire certaines choses. C’est mon ressenti, mais bon, on peut me rétorquer plein de choses, y’a pas de problèmes », conclut-il. Une sortie sans règlement de comptes, donc, mais avec quelques regrets. Olivier Dall’Oglio souhaite désormais voir l’ASSE avancer et reste convaincu que les Verts finiront par retrouver la scène européenne.





















