Sacré champion du monde à seulement 19 ans, Lamine Yamal reconnaît avoir dû revoir son rôle avec l’Espagne. Moins central qu’au FC Barcelone, l’ailier catalan a placé les besoins de la sélection au-dessus de ses habitudes.
Un rôle différent de celui du Barça
Lamine Yamal ne cache pas que son statut en sélection espagnole lui a demandé une certaine adaptation. Habitué à occuper une place centrale dans le jeu du FC Barcelone, l’ailier a accepté d’évoluer dans un registre différent pendant la Coupe du monde.
« Peu importe le rôle que j’avais à chaque match, je jouais pour le bien de l’équipe », a-t-il confié dans des propos accordés à L’Équipe et relayés par Actu Foot. Une manière pour le jeune Blaugrana de rappeler que la quête du résultat a primé sur ses préférences individuelles.
« J’ai vu que pour gagner je devais changer de rôle. Peu importe le rôle que j’avais à chaque match, je jouais pour le bien de l’équipe. »
— @ActuFoot_ https://twitter.com/ActuFoot_/status/2102431886446391397
La victoire avant les responsabilités individuelles
Le pur produit de la formation barcelonaise assure avoir rapidement compris ce que le contexte exigeait de lui. Sans entrer dans le détail de ses consignes, Lamine Yamal admet que son influence n’était pas exactement la même qu’en Catalogne.
« Mon objectif, sur le terrain, c’est toujours de gagner. Ce n’était peut-être pas un rôle aussi central que celui que j’ai ici au Barça, j’aidais l’équipe autrement », explique-t-il. Une déclaration qui illustre l’évolution d’un joueur dont les ambitions dépassent les récompenses individuelles.
L’attaquant espagnol dit même avoir été prêt à pousser cette logique plus loin : « Si pour gagner une Coupe du monde, je devais avoir un autre rôle, j’étais prêt à le faire. » Son changement de statut n’a donc pas été vécu comme une frustration, mais comme une condition nécessaire à la réussite collective.
Un titre mondial à seulement 19 ans
Cette adaptation a finalement été récompensée par le titre mondial. Lamine Yamal mesure pleinement la portée d’un tel accomplissement si tôt dans une carrière encore naissante. « Dieu merci, ça s’est bien passé. Gagner une Coupe du monde à 19 ans, ce n’est pas donné à tout le monde, et j’en suis fier », savoure-t-il.
Déjà installé parmi les joueurs majeurs du FC Barcelone, le jeune Espagnol ajoute ainsi une ligne prestigieuse à son parcours. Sa capacité à s’effacer ponctuellement au profit du collectif témoigne aussi d’une maturité précieuse, alors que son exposition et sa gestion continuent de susciter des inquiétudes. Au Mondial, le pari a en tout cas porté ses fruits.



















