Les rumeurs de vente de l’OM à l’Arabie Saoudite ont pris un sérieux coup de froid.
L’avenir de l’OM continue de faire parler. Depuis plusieurs semaines, la situation financière du club et la nouvelle politique de Frank McCourt alimentent les interrogations autour de son avenir à la tête de l’OM.
Le projet saoudien prend un énorme coup de frein
Le retour annoncé d’Adidas à la place de Puma a également relancé certaines théories autour d’une possible vente. Mais s’il existe plusieurs scénarios autour du futur de Marseille, une piste revient régulièrement : celle d’un investisseur saoudien. Un scénario qui paraît toutefois beaucoup moins évident aujourd’hui.L’Arabie saoudite vient en effet de prendre une décision spectaculaire concernant l’un de ses projets les plus ambitieux.
Selon Reuters, le projet de stade de NEOM, initialement prévu pour accueillir des matches de la Coupe du monde 2034, a été mis en sommeil pour une durée indéterminée. L’enceinte devait notamment symboliser le projet futuriste de The Line et son coût était estimé à environ 2,5 milliards de dollars. Une décision loin d’être anodine. Le stade de NEOM faisait partie des projets les plus emblématiques de la stratégie de transformation du royaume portée par Mohammed ben Salmane. Mais Riyad semble désormais vouloir revoir certaines de ses priorités.
D’après Reuters, cette mise en pause intervient alors que l’Arabie saoudite cherche à réorienter ses investissements vers des projets offrant des retours économiques plus rapides, dans un contexte marqué par des pressions budgétaires et une instabilité régionale. Le royaume n’abandonne évidemment pas pour autant l’organisation du Mondial 2034. Quinze stades répartis dans cinq villes restent notamment au programme, avec plusieurs projets toujours en développement. Mais certains investissements pharaoniques sont désormais davantage scrutés. Et cette nouvelle donne pourrait forcément avoir des conséquences sur les ambitions internationales de certains investisseurs saoudiens.
L’OM encore associé à l’Arabie Saoudite
Depuis plusieurs années, l’Olympique de Marseille est régulièrement associé à l’Arabie saoudite dans les rumeurs de vente. Le Fonds public d’investissement saoudien (PIF), déjà propriétaire de Newcastle United, est régulièrement cité lorsqu’une éventuelle arrivée de capitaux du Golfe à Marseille est évoquée. Mais aucune annonce officielle n’est venue confirmer un projet de rachat de l’OM par le PIF ou par un groupe saoudien. Au contraire, les dernières informations disponibles vont plutôt dans le sens d’une recherche de partenaires financiers par McCourt plutôt que d’une vente imminente.
Le signal envoyé par Riyad ne signifie donc pas que l’Arabie saoudite a définitivement renoncé à investir dans un club européen mais il remet en perspective les rumeurs les plus ambitieuses autour de l’OM. Avec le ralentissement de plusieurs giga-projets et une volonté affichée de mieux contrôler certaines dépenses, l’acquisition d’un grand club européen ne semble plus forcément constituer une priorité évidente.
Pour Marseille, la situation reste donc particulièrement floue. Frank McCourt cherche de nouvelles ressources et des partenaires stratégiques, tandis que le club doit composer avec une cure d’austérité qui pourrait durer plusieurs saisons. Le retour d’Adidas, lui, constitue bien une importante nouvelle économique pour l’OM, mais il ne suffit pas à prouver l’existence d’une vente en préparation. L’accord doit prendre effet à partir de 2028-2029 selon l’AFP, avec une valeur annoncée comme très supérieure au précédent contrat Puma. Pour l’instant, le grand scénario d’un OM racheté par l’Arabie saoudite reste donc une hypothèse. Et le dernier coup de frein venu de Riyad ne va certainement pas calmer les spéculations : il les rend simplement beaucoup plus incertaines.




















